Lettre ouverte aux utérus !

Publié par 10lunes le 23 janvier 2014 à 13 h 07 dans Médias, Militer, Pffffff, Profession sage-femme

 

uterus

Hier, en attendant la première consultation de l’après midi, je sirotais tranquillement mon café devant les titres du Magazine de la santé. Amer le café…

C’est un coup dur pour les sages-femmes. Alors qu’elles ont entamé leur troisième mois de grève pour réclamer une revalorisation de leur statut, des médecins hospitaliers s’opposent à leur demande d’autonomie. Cette mise en garde a été formulée par cinq intersyndicales de praticiens hospitaliers et le syndicat national des gynécologues obstétriciens de France, le SYNGOF. On va en parler tout de suite avec une de leur représentante, Pascale Le Pors-Lemoine, gynécologue-obstétricien à l’hôpital de Saint-Malo et vice-présidente de ce SYNGOF.

C’est donc le SYNGOF, auteur d’attaques récurrentes envers les sages-femmes, qui va s’exprimer. Je crains le pire (cf leur dernier communiqué de presse ) et ne suis pas déçue. Les mots de respect et de collaboration sont repris, mais c’est pour mieux distiller le poison du doute : mise en danger de la santé des femmes et incompétence supposée des sages-femmes…

Le Dr Le Pors Lemoine commence par nous reprocher des propos extrêmes. Lesquels ? Nous n’en saurons rien. Du coup, impossible de démentir l’accusation...

Elle affirme ensuite qu’il faut remettre la femme au centre, et dénoncer des dérives pour la santé des femmes. Que je sache, ce sont les sages-femmes qui défilaient en 2011 pour défendre la santé des femmes et revendiquer « Une femme, une sage-femme » afin d’être en mesure d’assumer correctement leur fonction. A l’époque déjà, le SYNGOF avait brillamment réagi.

Elle embraye sur nos compétences médicalement définies et se reprend, médicalement limitées. La reformulation n’a rien d’innocent. Comme il n’est pas innocent d’évoquer notre rôle fonctionnel paramédical, faire des prises de sang, poser des perfusions. Soudain, je m’interroge… Quand un anesthésiste pose une perfusion au bloc opératoire, le SYNGOF pense t-il aussi qu’il assure un « rôle fonctionnel paramédical » ?

Elle glisse ensuite que pour travailler par exemple dans l’urgence il faut une hiérarchie fonctionnelle – comprendre des sages-femmes aux ordres ! Pourtant, en obstétrique, les situations d’urgence nécessitent souvent le recours à plusieurs spécialistes médicaux (anesthésistes, obstétriciens, pédiatres) qui articulent leurs interventions sans « hiérarchie fonctionnelle ». Articulation qu’elle évoque d’ailleurs avec un « bien sûr » qui tient du rattrapage : les obstétriciens sont appelés et bien sûr pédiatres, anesthésistes ont un rôle extrêmement important.

S’ensuit l’habituel couplet sur « on ne peut pas prévoir ». J’imagine que l’étude citée est celle que j’avais déjà évoquée ; étude qui considère qu’un accouchement sous péridurale et perfusion d’ocytocine fait partie du « bas risque ». Bas risque, peut-être, physiologie pas du tout. Les sages-femmes le savent bien, elles qui souhaitent des filières autonomes au sein de l’hôpital, mais en excluent évidemment les accouchements nécessitant ces interventions.

L’attaque est ensuite frontale : Faire comme si effectivement la sage-femme assurait en permanence seule les naissances, euh, ça va trop loin et on est bien d’accord c’est là où on en vient à la sécurité de la femme.
Il faudra le signaler à notre ministre de la Santé qui vient de répondre à une question écrite posée en mars dernier (!) L’Enquête nationale périnatale de 2010 montre la place croissante des sages-femmes dans la surveillance prénatale et dans la pratique des accouchements. Elles réalisent en effet près de 80 % des accouchements par voie basse non opératoire (92 % dans le secteur public), contre 69 % en 2003. De fait, les sages-femmes sont les spécialistes de la grossesse et de l’accouchement physiologiques.
Il faudra aussi le signaler au SYNGOF qui s’était fendu d’un communiqué positif sur ce thème (pas de fausse joie, c’était pour mieux dénoncer le rôle des sages-femmes dans le suivi gynécologue de prévention).

Je l’ai dit et répété sur ce blog, les sages-femmes savent leur complémentarité avec les autres spécialistes de l’obstétrique (d’autres le savent… moins !). Mais, en salle de naissance, ce sont toujours les sages-femmes qui sont en première ligne et font appel aux spécialistes quand cela est nécessaire.

Je vous ai gardé le meilleur pour la fin : Les femmes ne sont pas que surveillance d’utérus, seins et ovaires. La femme a aussi un cerveau un cœur, il y a donc une prise en charge globale pour la santé des femmes.
Comment devons nous entendre cette phrase ?
Sur un plan médical ? Le cerveau et le cœur ne sont évidemment pas de notre compétence, mais pas vraiment non plus de celle du gynécologue. J’en appellerais plutôt au généraliste puis au neurologue ou au cardiologue.
Sur un plan symbolique ? Comme je l’espère tout soignant, les sages-femmes s’adressent aussi au cœur et au cerveau des femmes. Peut-être plus facilement encore parce que leur formation ne les construit pas dans une vision hiérarchisée du soin…

L’interview se termine sur la défense d’une articulation fonctionnelle respectueuse.
Enfin un point d’accord.
A la condition que cette nécessité soit reconnue comme réciproque !

 

@Lenatrad (sur Twitter) a eu la très grande gentillesse de se porter volontaire pour la transcription de l’interview. Vous avez ainsi la possibilité de lire l’intégralité des propos tenus. Un immense merci à elle !

Alors vous sortez d’une réunion de concertation avec les sages-femmes au ministère de la Santé qu’est-ce qui s’y est dit ?
Ce sont des réunions nécessaires pour remettre les choses à plat et pour recentrer le débat sur la femme. Longtemps les autres professionnels au service de la femme pour sa santé, que ce soit les généralistes, les gynécologues médicaux, obstétriciens ne se sont pas exprimés dans le but de ne pas être du tout bloc contre bloc alors qu’on est des professions qui travaillent bien ensemble, respectueusement ensemble, mais il nous semble que certains propos sont extrêmes et qu’il faut remettre la femme au centre et dénoncer ce qui pourrait être sinon des dérives, à la fois pour l’organisation au sein de l’hôpital et pour la santé des femmes.

Quels propos extrêmes ?
Euh, alors les principes de compétences médicales des sages-femmes sont clairement reconnus. Ils sont clairement reconnus dans le cadre de la loi, c’est-à-dire de compétences médicalement définies, médicalement limitées, pas au-delà. Euh, et donc il nous semble que le danger aussi qu’il y a c’est que des professions qui travaillaient jusque-là ensemble sentent une infusion d’une mésentente qui pointe, de difficultés, alors que bien évidemment pour travailler par exemple dans l’urgence il faut une hiérarchie fonctionnelle, il faut que chaque métier ait ses compétences propres, bien articulées et pas que ça parte dans tous les sens. Donc l’autonomie professionnellement reconnue médicale oui, mais dans une organisation où bien évidemment que le médecin lui-même et dans une organisation, pas dans une organisation pleinement autonome, totalement autonome.

Vous avez conscience que ça va paraître très corporatiste ?
J’espère que vous avez conscience que les médias ont beaucoup, beaucoup, beaucoup, développé l’avis du collectif de sages-femmes et que les médecins ne sont pas intervenus.

On avait le sentiment jusqu’à présent que les médecins soutenaient plutôt le combat des sages-femmes. C’est pour ça que ce qui paraît comme un revirement.
Clairement, la reconnaissance médicale et normale. La revalorisation de ce métier à l’hôpital est effectivement soutenue. Euh, par contre, aller beaucoup au-delà dans le premier recours il y a beaucoup de choses. C’est-à-dire que les femmes ne sont pas que surveillance d’utérus, seins et ovaires. La femme a aussi un cerveau un cœur, il y a donc une prise en charge globale pour la santé des femmes. Et donc il ne faut pas arriver à une confusion entre le dépistage, le rôle de la sage-femme dans un contexte organisé et la prise en charge globale des femmes qui est une prise en charge de médecine générale, de compétence médicale.

Ce que mettent en avant les sages-femmes c’est que, dans la plupart des cas, et fort heureusement, les accouchements se passent bien et se passent qu’avec la présence de sages-femmes, il n’y a pas besoin du médecin qui est là, l’obstétricien n’est pas forcément en salle d’accouchement. Et donc elles disent et bien voilà, on fait ce métier-là souvent seules, est-ce qu’on peut nous reconnaître un peu plus notre métier. C’est un peu ça le message.
Alors je n’avais pas l’impression jusque-là que les sages-femmes avaient un sentiment de solitude, mais plutôt le sentiment d’être à disposition des sages-femmes pour justement, qu’elles ne soient pas seules dans la difficulté. Donc les médecins ont compétence aussi sur le physiologique, et il est vraiment temps de dire que les médecins aussi souhaitent le plus physiologique, les naissances les plus heureuses, les plus simples possibles. Ça fait beaucoup d’années maintenant que l’on entend beaucoup d’histoires de surmédicalisation, mais qu’est-ce que ça veut dire ? On cherche tous ça. Donc reconnaître effectivement l’important métier des sages-femmes, la difficulté de ce métier dans le cadre de la naissance oui, mais aller au-delà et faire comme si effectivement la sage-femme assurait en permanence seule les naissances, euh, ça va trop loin et on est bien d’accord c’est là où on en vient à la sécurité de la femme, il faut vraiment des équipes organisées, fonctionnellement organisées pour que la femme accouche le mieux possible, mais s’il y a le moindre problème et on sait qu’en obstétrique ça ne pardonne pas et ça va très vite et on ne peut pas prévoir, même dans les dans les populations a priori à bas risque il y a beaucoup d’appels et une étude récente montre que tout de même, dans plus du tiers des cas dans une grossesse à bas risque et dans un accouchement à bas risque les obstétriciens sont appelés et bien sûr pédiatres, anesthésistes ont un rôle extrêmement important.

Vous ne craignez pas que à partir de maintenant justement, dans les salles d’accouchement, il y ait un climat un peu délétère qui est lié justement à ce qui est quand même en train de naître, qui est un conflit.
Sur le fond, on entend vos arguments, mais sur la forme est-ce qu’il ne va pas y avoir des difficultés ?
Ce que l’on veut porter, c’est qu’il y a un hiatus entre ce qui est porté par le collectif et des propos extrêmes et ce que nous continuons de vivre, j’étais de garde dimanche, au quotidien avec vraiment une bonne entente avec les sages-femmes jusqu’alors, et avec une certaine infusion, en particulier pour les nouveaux sortis des écoles, d’une différence, de quelque chose qui fait que il finit par y avoir une confusion des métiers et que la sage-femme qui a un rôle médical reconnu associé à un rôle fonctionnel paramédical, faire des prises de sang, poser des perfusions, en allant plus sur un terrain médical et en rejetant quelque part le rôle paramédical, on arrive à une confusion de métiers. Donc s’il s’agit de réinventer une spécialité qui existe la gynécologie-obstétrique et par ailleurs de manquer dans d’autres compétences, il y a un problème ou il faut avertir les femmes, ce n’est pas superposable. C’est complémentaire avec une articulation fonctionnelle respectueuse que nous défendons.

 

 

13 commentaires sur “Lettre ouverte aux utérus !”

  1. reinemère dit :

    Pfff,à quand le Concile du SYNGOF pour savoir si les sages-femmes ont un cerveau qui leur permette de faire de l’obstétrique physiologique!

  2. Denise dit :

    les femmes ne sont pas que des utérus ? laissez-moi rire !
    Consultation de grossesse normale avec un gynécologue : 15 min.
    1 min pour rentrer et dire bonjour
    2 min pour se déhabiller (ouverture et consultation du dossier en parallèle)
    1 min pour la pesée
    5 min d’examen
    3 min pour écrire le compte-rendu pendant que la femme se rhabille
    2 min pour préparer l’ordonnance pds/ecbu
    1 min pour mettre les futurs parents dehors en coupant cours aux questions.

    Et les questions posées par le cœur ou le cerveau ? on les posera à la sage-femme si on doit aller faire 30 min de monitoring…

    (suis-je vraiment mauvaise langue ?)

  3. Marrainelabonnefée dit :

    Roohh recentrer le débat sur la femme, ça me hérisse le poil parce qui fait mettre les femmes sur le dos pour l’accouchement, ce qui n’est pas physiologique, ce sont les gynécos bien sûr!

    Qui viendra 2 minutes avant la délivrance et s’en foutra éperdument de l’accompagnement de la femme dans son vécu et son humanité, ce sont les gynécos évidemment!

    Enfin pas tous quand même mais beaucoup à mon avis

  4. Nebullae dit :

    Recentrer le débat sur les femmes… mouiiiiiiii
    Après la consultation que je viens de vivre avec la gynéco de la mater (33SA, j’ai un suivis avec un SF libérale) je rigole et fort.
    J’ai parlé de mon désir de physiologie, elle m’a répondu que la physiologie c’était « dans la tête » et que sans péridurale on ne pouvait pas utiliser les forceps sans douleur ou alors il fallait faire une anesthésie générale… j’ai même pas osé lui dire que je ne voulais pas d’épisio puisque « l’épisiotomie on la fait pas pour le plaisir hein mais une déchirure ça vous ruine un périnée à vie »…
    Je me suis vraiment sentit au « centre du débat » là

  5. Anna dit :

    Je pense que ce type ne se rend pas compte à quel point, à le lire (l’entendre), on n’a AUCUNE envie de confier son corps à un gynéco. Ce qui est dommage car il y en a de bons aussi.

  6. Mariam dit :

    Merci pour cet article!
    « Il est vraiment temps de recentrer le débat sur la femme »… je ne pensais pas que nos réunions au ministère avaient pour fonction de remanier toute l’obstétrique et gynécologie en France,car si c’était le sujet des débats, je comprends que la décision de la ministre soit reportée en mars. Il me semble que toutes les sages-femmes souhaitent profondément rester sage-femme et n’ont pas demandé à changer de métier mais uniquement de statut. Alors oui, si les sages-femmes sont PH, la « hiérarchie » imaginée par les médecins avec les sages-femmes seraient concrètement et clairement annulée , ce n’est que une juste remise des choses à plat. Il me semble que ce n’est pas car parce que je prescrit un bilan à ma collegue infirmière que je suis sa supérieure hiérarchique, il n’en n’a jamais été question.
    Quant à l’articulation du rôle de chacun en cas d’urgence, je pense que les sages-femmes ont suffisamment l’expérience d’être proprement dit celle qui articule le tout, qu’il n’est point nécessaire d’aborder cette question.
    Désolée de froisser l’orgueil et l’égo de certains médecins en demandant ce statut, mais je ne me sens nullement illégitime. Ceci étant, si les réactions sont si vives de leurs part, peut être est-ce car nous approchons du but, et touchons à des points sensibles dans la prise en charge actuelle des femmes… Il est peut être temps que les choses changent, si ils ont peur de ce changement, je suis contente que ce ne soit pas le cas des patientes et des sages-femmes !

  7. Elisa dit :

    Je ne suis ni gyneco ni sage femme. J’en ai assez de l’arrogance des médecins. Elle serait justifiée si ils avaient effectivement une approche complète des gens qui les fréquentent, si ils ne faisaient aucune erreur (héhéhé, on en est loin)de diag ou de traitement, et surtout si ils en savaient un peu plus sur les maladies et le fonctionnement du corps humains (on en est très loin, leurs connaissances sont limités malheureusemet pour les malades). Ils en sont loin, ils ne répetent que le peu qu’ils sont retenus de leurs études mais crient très fort pour proteger le monopole de l’exercice de la médecine seon leur définition avec toujours l’argument de l’incompétence des autres. Ils ne connaissent rien mais alors rien du tout en nutrition, la base de la prévention des maladies, ce sont quand même eux qu’on voit et entend sur ces sujets dans les média pour y dire des grosses conneries qu’on lisait il y a 40 ans dans les journaux féminins. Pour le sport, après des années durant lesquels ils se sont moqués de ceux qui préconnisaient l’activité physique dans la prévention des maladies, ils commencent à s’y mettre. Le problème c’est qu’ils sont vu comme des spécialistes de la santé, alors qu’ils sont les spécialistes des médicaments, mais que eux seuls sont autorisés à parler et que si un non médecin parle il faudra toujours le médecin de service pour confirmer. Je m’énerve tout ça pour dire que je trouve le combat des sages femmes légitimes, que chacun à sa place dans une chaine de compétence. Je remercie Brigitte la sage femme qui m’a préparé à l’accouchement, 7 ans après je pense à elle tous les jours, j’ai toujours sa carte dans mon sac même si je ne la reverrai jamais.

  8. Cécile dit :

    J’ai l’impression que la parole des femmes est comme d’habitude entendue mais pas écoutée et reniée, balayée d’un geste de la main…mais oui voyons, nous sommes tellement stupides que les médecins (dans ce cas la bizarrement le genre disparait!) et les politiques se doivent de nous expliquer comment nous devons faire ou plutôt nous laisser faire….
    A défaut de pouvoir se faire entendre dans la rue, pourquoi ne pas boycotter les gynécologues obstétriciens??? n’y allons plus que lorsque nous sommes réellement dans la pathologie (et je ne parle pas des mycoses!). Il parait que le chômage des sages femmes est en croissance et que les cabinets des gynécologues surchargés!!! Allons toutes faire notre suivi gynécologique ou notre suivi de grossesse/rééducation chez une sage femme libérale, montrons que nous les femmes, nous choisissons un suivi « de cœur » et non pas un suivi de notre utérus!!!

    Pour ma part, c’est de cette manière, toute petite goutte d’eau soit elle, que je choisi de militer : c’est ma sage femme qui va me poser mon DIU, me faire mon frottis, et c’est chez elle que j’emmènerais mes filles à la puberté. Et j’en parle à toutes mes amies/collègues pour les convaincre de faire de même…
    Pour la physiologie, une sage femme…pour la pathologie, un gynécologue.

  9. magali dit :

    Entièrement d’accord avec Cécile, sauf qu’à part nous, personne n’est au courant que les sage-femmes peuvent faire le suivi gynécologique et même le suivi de grossesse. Ma sage-femme libérale en banlieue d’une métropole de province n’a que 3 patientes enceintes dans sa patientèle et me rapporte les propos des entourages de ces femmes qui sont très étonnés que ces femmes ne voient pas de gynécos pour ces grossesses.

    Donc, informer autour de soi, bien sur, mais tant que le gouvernement n’aura pas fait de campagne d’information à ce sujet, on préchera dans le désert ..

  10. Elisa dit :

    Dans ma ville, il n’y a que trois sages femmes libérales, elles sont surbookées pour les préparations à l’accouchement, les suivis post accouchement et la rééducations post accouchement. C’est sur ce dernier point qu’elles ajustent leur actitivité, si plus de place, direction le kiné. Il n’est pas possible d’avoir un suivi gynéco par une sage femme libérale hors grossesse. Je suis étonnée de lire qu’il y a des sages femmes au chomage mais je ne connais pas du tout.

  11. Blogueuse masquée ;) dit :

    Je ne suis ni sage-femme, ni gynéco. Je n’ai pas à apprendre leur métier ni aux uns, ni aux autres.

    Par contre je suis choquée par le manque de respect de certains gynécos vis à vis des sages-femmes. Genre elles marchent sur leurs platebandes, elles vont leur piquer leur place. Puis en plus elles sont quand même vachement moins balèzes qu’eux, juste bonnes à faire des pds… Nan mais faut arrêter la parano 5 minutes.

    Le suivi de ma première grossesse a été effectué par une sage-femme, dans l’hôpital où j’ai accouché. Sauf l’écho morpho dont je garde un souvenir horrible, le gynéco me racontant qu’il avait dû faire une césa en urgence à 5 mois et demi et que bien sûr le bébé était mort.. alors que c’était mon terme :-s

    Pour mon accouchement, il n’y avait qu’une sage-femme et une auxiliaire puer présentes. La première m’a écoutée, a eu confiance en moi et en mon projet, m’a laissé faire ma vie, ne m’a pas charcutée car le bébé n’était pas sorti en 3 poussées, a accepté des trucs pas conventionnels (accouchement sur le côté). Près de trois ans plus tard, je lui suis encore infiniment reconnaissante. Alors c’est qui la spécialiste de l’accouchement ???

    Je suis au tout début d’une nouvelle grossesse. Il sera entièrement fait (même l’écho de datation !) par la même sage-femme que j’ai eu beaucoup de plaisir à revoir, avec qui je suis super à l’aise, on rigole bien. On a même évoqué la possibilité d’un AAD.

    Quant à ma rééduc du périnée ? Il sera fait par une sage-femme bien sûr !

    Désolée pour le pavé !

    1. docgyneco dit :

      Et là on évoque la possibilité d’un accouchement à domicile…j’éspère que vous continuerez de bien rigoler!
      c’est exactement là où commencent les divergences entre le médecin et certaines SF.
      Arrêtez de toujours critiquer les medecins… certains, la plupart? travaillent bien et savent accompagner les femmes.
      alors oui, boycottez les gynécos si vous le souhaitez. et débrouillez vous sans eux… mais il n’y aura pas de recours possible!

      1. Anna dit :

        Mon cher, je ne peux qu’admirer votre éthique : refuser de soigner une femme qui aurait eu l’audace de ne pas vous consulter en première intention… Non, vraiment, bravo ! Voilà un serment d’Hippocrate bien compris.

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