Allégorique

Publié par 10lunes le 16 juin 2011 à 11 h 00 dans Pffffff

La vie d’un cabinet se partage entre le « vrai » travail de sage-femme et l’intendance quotidienne ; secrétariat, compta, ménage, gestion des stocks… et parfois quelques imprévus.
Ce jour là, je tente d’imprimer un courrier urgent. L’arrêt de travail donné à une femme enceinte va se terminer (nous arrivons au bout des 15 jours que la loi m’accorde royalement le droit de prescrire) et je souhaite convaincre son médecin traitant de bien vouloir le prolonger. Mais l’imprimante expulse péniblement un vieux fond de poudre avant de rendre l’âme… Autre souci, ma voiture couinait bizarrement au freinage lors des visites à domicile ce matin.

Qu’à cela ne tienne, mon nom est efficacité, je vais m’empresser de régler tout cela sur la pause du repas.
Deux options s’offrent à moi, deux magasins informatiques à proximité de deux garages. Il suffit de décider au carrefour de tourner à droite ou à gauche.

Va pour la droite, un poil plus près.
Une fois dans le magasin, j’erre à la recherche d’un toner pour mon imprimante périmée (10 ans !), quasi résolue à en acheter une nouvelle tant je suis convaincue que je ne trouverai pas. Le premier vendeur consulté tient à me montrer de très jolies imprimantes qui faxent, qui copient, qui wifi, qui …… heu, une simple imprimante suffira à me combler. La seule laser en rayon (au nombre de paperasses quotidiennes à produire, le laser est le seul choix raisonnable) me parait bien fragile ; pleine de bonne volonté je demande à la voir fonctionner mais c’est moi qui trouve comment la mettre en marche !
Le supposé stagiaire passe la main à son chef de rayon qui doit vérifier s’il a une machine en stock. Pendant son enquête, je pars à la recherche d’un toner, au cas où…
Un nouveau vendeur met une mauvaise volonté certaine à me renseigner; il lui faudrait non seulement les références de l’imprimante (j’ai !) mais aussi celles du toner, (j’ai pas et j’ai jamais eu besoin de les avoir)… Démotivé, il passe le relais à un autre qui n’en sait pas plus et décrète – visiblement heureux de se débarrasser de moi – que je dois attendre le retour du premier.  
Appelez-moi patate chaude, je m’enfuis !

Je passe ensuite prendre rendez-vous au garage. Le mécanicien de l’accueil est au téléphone. Pas un regard, pas un lever de sourcil, ni bonjour, ni sourire ; debout à un mètre de lui, je suis totalement transparente. Il est en pleine commande et je patiente, longtemps ; ça semble compliqué les pièces référencées 5 /25 IF3… Je ne voudrais pas déranger. Mais lorsqu’après avoir raccroché, il entreprend de passer un nouvel appel en s’obstinant à ne pas me voir… Je m’enfuis une seconde fois.

Il me reste un peu de temps, je tente l’autre zone commerciale. Il y a des imprimantes, des toners, la vendeuse est sympathique et me conseille rapidement. Au garage d’à coté, j’attends deux secondes avant qu’un mécano arrive en souriant pour vérifier que l’on s’occupe de moi…

Y a pas à dire, à  gauche c’est mieux  !

 

NB : Désolée pour ce billet léger déconnecté des préoccupations du moment mais la discrétion des mouvements annoncés pour après demain me décourage quelque peu…  L’allégorie sera donc une dernière façon d’appeler à la mobilsation du 18 !

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