Tic-tac et papouilles

Publié par 10lunes le 6 janvier 2017 à 09 h 40 dans Militer

 

Errant paresseusement sur le net à la recherche d’une image (…et d’une idée !) pour commencer l’année, cette montre m’a fait de l’oeil.

Le temps passe.
Et me revient un très récent échange sur la patience.

La maternité d’un CHU de la région – enfin une partie non négligeable de l’équipe de la maternité – fait preuve de beaucoup de bonne volonté pour s’ouvrir à plus de respect des demandes parentales et à des naissances plus physiologiques. Cette ouverture zigzague de la liberté de mouvement aux baignoires de dilatation, de la réflexion sur les rythmes du service à la volonté de personnaliser l’accompagnement et les conseils donnés aux parents.

Du coup, je la joue sage-femme enthousiaste auprès de plus jeunes qui pensent – avec raison – que rien ne va assez vite et déplorent que personne dans la région n’ait voulu accueillir de maison de naissance et que l’ouverture de plateaux techniques se négocie si lentement que de futurs bébés espérant y naître soient maintenant  adultes !

Je suis là depuis assez longtemps pour avoir vu le balancier parti dans le bon sens se mettre à inexorablement reculer. Une bonne décennie de recul.
Il me semble que le mouvement s’inverse à nouveau, que les limites de notre tout-très-trop médical et notre tout-très-trop technique commencent enfin à être perçues.

L’avenir s’éclaire mais …  devant le souhait de sages-femmes de pouvoir passer plus de temps auprès des femmes, un obstétricien résumait ainsi leur demande « être disponibles pour faire des papouilles »….

On a encore un peu de chemin à faire,
Mais on avance 😉

 

 

6 commentaires sur “Tic-tac et papouilles”

  1. Claire dit :

    La remarque de l’obstétricien est exactement une des raisons pour laquelle, lorsque je suis allée m’inscrire à la maternité le mois dernier, j’ai spécifiquement demandé à être suivie par une sage-femme… Et pourtant la maternité choisie est réputée pour son humanité.

    Une autre raison est que je suis phobique médicale et que j’ai beaucoup moins peur des sages-femmes que des médecins, que je trouve que le médecin n’a pas sa place dans un suivi de grossesse ou un accouchement tant que tout ce passe bien. Le médecin, c’est pour les malades… La sage-femme, c’est pour les futures mamans.

  2. Zab dit :

    Nous sommes des mammifères. Les « papouilles », pour l’immense majorité d’entre nous, c’est vital, surtout en situation de stress/changement… Comme, au hasard, un accouchement !

  3. SophieSF dit :

    Alors que je croyais qu’on faisait juste danser autour du feu en chantant des chants Maya, faudrait se mettre d’accord quoi;)
    Comme je poste pas souvent de commentaire, je tenait à ce qu’il soit constructif;)

  4. Vervaine dit :

    J’avais envie de dire un gros mot… Je vais éviter sur ce blog de si bonne qualité, mais… y’a encore du boulot chez les médecins !

    Merci 10lunes pour tous tes écrits et tes réflexions ! Que 2017 te soit belle !

  5. Sabine dit :

    Il y a longtemps j’ai lu un livre intitulé La peau (le nom de l’écrivain m’échappe) et il y faisait mention de l’importance des papouilles (enfin en des termes beaucoup plus scientifiques bien sure 🙂 ) et de la différence constatée entre des enfants « papouillés » et las autres …

    1. Caroline dit :

      N’est-ce pas grâce aux « papouilles » qu’en Amérique du Sud on a remarqué que les bébés prématurés s’en sortaient mieux quand on les portait à même la peau ?… Méthode dite kangourou, qui si je ne m’abuse a fait depuis le tour de la planète et ses preuves par la même occasion.

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