Un peu de douceur dans un monde de …

Publié par 10lunes le 18 octobre 2016 à 09 h 27 dans Médias, Petites phrases, Profession sage-femme

 

feather-1063583_960_720

J’ai hésité, beaucoup. En parler, c’est mettre le livre en avant, entrer dans le jeu de Martin Winckler choisissant avec soin un titre plus que provocateur… (le simple remplacement du « les » par « des » aurait adouci le sentiment de stigmatisation de tout un corps professionnel).

Malgré les premières réponses, modérées, argumentées de « Abigaïl Sittrygsdóttir », Stockholm, Christian Lehmann (et bien d’autres depuis), ce ne sont pas eux qui hantent presse écrite, plateaux télé et studios radio mais bien Martin Winckler, en parfait donneur de leçon.

Le silence semblait une option raisonnable et reposante.
Le mot qui m’a fait basculer vers l’écriture de ce billet est « charmant ». Interviewé sur France 2, Martin Winckler a prononcé cette phrase : Il y a énormément de très bons médecins en France, il y a énormément de gens qui sont tout à fait charmants mais ce qui n’est pas normal, c’est que ce ne soit pas la norme.
Par honnêteté, précisons qu’il a ajouté un peu plus tard : C’est un livre pour les patients, pour qu’ils sachent que quand ils sont maltraités il faut qu’ils se défendent, il faut qu’ils fassent la différence entre les bons médecins qui les soutiennent et les médecins qui les maltraitent.

Mais j’ai bloqué sur ce qualificatif de charmant que je trouvais … condescendant.
Je ne veux pas être charmante et ne me reconnais pas non plus dans son analyse de caste (suis fille d’instit, petite fille de mécano, arrière petite-fille de mineur plus ou moins silicosé j’ai bon ? Vous me direz, je suis sage-femme et non médecin…) Mais surtout je ne reconnais pas dans cette brutalité annoncée le monde des soignants que je fréquente au quotidien.

Bien évidemment, et je l’ai déjà dénoncé ici, je croise -heureusement rarement- la route de connards totaux et connasses totales, tous professionnels de santé confondus. J’entends aussi des histoires de soignants qui se sont montrés maladroits, inattentifs, décalés. Et certaines fois, je me croise moi même, désolée ensuite d’avoir été trop fatiguée, préoccupée, déphasée pour mieux faire.

Récemment, un couple m’a raconté s’être senti malmené par une collègue. Consoeur par ailleurs extrêmement *irritante* parce que JAMAIS, mais vraiment JAMAIS je n’entends de critiques négatives à son égard. Elle est toujours à l’écoute, toujours empathique, elle questionne, explique, prend le temps nécessaire, parvient toujours à une décision conjointe. Dans sa relation aux femmes et aux couples, elle est la perfection incarnée. Pourtant, pour la première fois, des parents expliquaient qu’elle avait voulu les convaincre avec de mauvais mots, plus proches de la menace que de l’argumentaire scientifique étayé…

La perfection n’est pas de ce monde. Nous gardons tous en tête nos jours « sans », en espérant très fort que ces souvenirs nous aident à ne pas reproduire les mêmes erreurs.
Mais si cette vigilance peut marcher pour soi, elle ne fonctionne pas pour les autres. Tout donneur de leçon généralisatrice invite le camp d’en face à une réaction épidermique : c’est pas moi c’est l’autre.

A l’inverse, partager les moments de grâce, ceux où la relation soignant/soigné a touché à la perfection, nous motive à mieux faire parce que nous avons tous envie de faire partie du club des soignants presque parfaits.

Alors je me remotive pour un avent 2016 sous le signe de la qualité des soins. J’attends vos jolies histoires pour les mettre en mots et raconter le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide.
Pour débuter ensemble l’an 2017 avec l’envie de faire mieux !

 

Mode d’emploi : Envoyez les situations vécues sur 10lunesatgmail.com sans vous soucier de la rédaction. Si le thème correspond au programme de cet Avent 2017, je reprends avec mes mots (et ne publie qu’avec votre accord après « réécriture »).
NB : je préfère les histoires plutôt brèves (c’est plus facile) et surtout les histoires reçues tôt !

 

 

 

41 commentaires sur “Un peu de douceur dans un monde de …”

  1. Blanche dit :

    Hello 10Lunes!
    D’ordinaire, je suis complètement sur la même ligne que vous, alors je tombe des nues en lisant votre billet. Je n’ai pas lu le livre dont vous parlez, et je n’ai pas entendu d’interview de ce monsieur, mais en entendant parler, je me suis dit « enfin quelqu’un qui reconnait les ravages que peut provoquer le manque de tact, d’empathie, d’humanité de tant de médecins ».
    Mes expériences….
    C’est cet échographe qui au 7ème mois de grossesse m’a dit « ouh, il est trop petit ce bébé… Mais si vous réussissez à mener votre grossesse à terme, il sera presque normal à la naissance ». Mon fils est né à terme et pesait 3,8 kg pour 51 cm.
    C’est cet autre échographe, 6 ans plus tard, que je voyais en pleine fausse couche, la deuxième.  » Quelle idée de retomber enceinte si vite aussi… Faut pas s’étonner… Bon je vois rien. Y’a plus rien là ».
    C’est ma pédiatre qui me reprochait la prise de poids de mon bébé de un mois. « Arrêtez l’allaitement à la demande, vous allez en faire une obèse! ».
    Et qui me reprochait en même temps la maigreur de mon fils de 4 ans. « c’est parce qu’il a une relation fusionnelle avec vous, il s’interdit probablement de manger à la cantine à midi… Coupez le cordon! »

    Ce sont ma grand tante et mon grand oncle qui arrivent inquiets à l’hôpital. Mon grand oncle reste dormir là bas, ma grand tante s’inquiète, pose des questions, elle est rabrouée par le médecin qui lui demande de rentrer chez elle. Le lendemain, elle retrouvera son mari décédé sans avoir pu lui dire au revoir après 55 ans de mariage.

    Alors oui j’ai aussi des souvenirs de soignants remarquables, mais aujourd’hui ce ne sont pas eux qui l’emportent et j’ai beaucoup de mal à faire confiance aux médecins.

    Vous réussissez à ne pas voir dans les pires d’eux des connards intégraux, car ils ne le sont probablement pas. Mais nous les patients, nous les rencontrons 15 minutes à des moments où nous sommes vulnérables et inquiets. Il n’y a pas de possibilité de rattrapage. Si ce livre aide les patients à déculpabiliser, à se dire que si parfois (et c’est loin d’être systématique) ils tombent sur des soignants qui les ont infantilisés, méprisés, voire humiliés, ça n’est pas leur faute et ça n’est pas à eux de se sentir mal, alors il a peut-être une utilité.

    1. 10lunes dit :

      Bonjour Blanche,
      Vous m’avez mal lue je crois. Oui, il y a des soignants maltraitants, par essence, par indifférence, par haine de l’autre.Il semble que vous en ayez croisé quelques exemplaires. Loin de moi l’idée de les défendre.
      Ce qui me pose question, c’est de sembler généraliser ce constat à tout un corps professionnel. C’est tout aussi injuste que mettre en avant le « soignant parfait » pour absoudre l’ensemble du monde du soin.
      Mais ce qui me dérange vraiment, c’est que cette violente accusation générale pousse chacun à s’en défendre. Plutôt que nous interroger sur ce que nous faisons mal, nous nous rassurons parce que nous ne faisons pas « si pire que ça ».
      Alors oui, il faut témoigner et dénoncer. Mais il faut surtout réfléchir à comment faire mieux et là, nous avons besoin de nous mobiliser ensemble, pas en dressant un camp contre l’autre.

      1. Blanche dit :

        J’essaie de vous lire très attentivement, de vous relire, mais c’est vrai que j’ai du mal à comprendre votre point de vue. Vous parlez de généralisation étendue à tout un corps de métier, mais vous citez cette phrase de l’auteur : « Il y a énormément de très bons médecins en France ». N’est-ce pas contradictoire?
        Vous dites : « Mais surtout je ne reconnais pas dans cette brutalité annoncée le monde des soignants que je fréquente au quotidien. » et je n’en doute pas une seconde, de ce que j’ai pu lire dans ce blog depuis plusieurs années. Mais pourquoi seriez-vous plus représentative qu’une autre dans le monde des soignants? Pointer du doigt un pan du métier n’enlève rien à votre professionnalisme… Et vice-versa. Vos efforts au quotidien ne rachètent pas la conduite d’autres. Surtout que l’on a vu beaucoup de soignants, surtout les médecins, pécher par manque d’humilité. A leurs yeux, les patients semblent ne pas avoir le droit de s’exprimer, de poser des questions. Cela mérite d’être dit. Serrer les rangs me parait contre-productif. Etant enseignante, je connais les limites du corporatisme, et je n’ai pas envie de défendre mes collègues qui font mal leur travail. Que l’on dénonce les travers de ma profession, et j’applaudis des deux mains car cela ne peut que nous faire progresser. Bien à vous.

  2. Blandine dit :

    Ah ça me plait bien ça, je vais m’y mettre 😀 !

  3. maia dit :

    merci ! Comme d’hab, tu as réussi à mettre des mots sur ce qui me tracassait ! J’ai beau être hyper sensible à la maltraitance, et apprécier les premiers écrits de Winckler, là je n’en peux plus… Trop de caricatures et de parti pris tue la cause…
    Par ailleurs, il serait plus constructif d’appuyer sur la responsabilité partagée d’une rencontre, RDV… Parce qu’on n’est pas parfait, qu’on soit soignant ou patient, mettre la loupe sur le besoin de dialogue réciproque, et calme des choses, pour qu’on se comprenne mieux et qu’on s’adapte les uns aux autres (ou qu’on parte, mais sans affect)… Bref, il n’y a pas un méchant et un gentil, il y a des gens qui essayent, avec plus ou moins de succès d’un jour à l’autre…

    1. Zab dit :

      Maia, il n’y a pas « TOUJOURS » un méchant et un gentil.
      Mais quand on te décolle les membranes sans te prévenir et sans motif médical, quand on te contraint à l’immobilité – allongée sur le dos – pendant le travail, quand on te demande de te taire quand tu gémis parce que la douleur, immobile, devient insupportable… Pardon, mais là il y A une brute et une victime. Et qu’on ne vienne pas me dire que c’est l’exception ; dans les récits de femmes que je connais, c’est beaucoup trop présent pour être « une exception ».

  4. Cocoon dit :

    ahhhh je suis entrain de lire le Choeur des femmes de Martin Winckler … et j’adore ! je n’ai pas eu ce sentiment qu’il dénonçait tout un corps médical mais plutôt une vision de certains médecins dans la prise en charge de leur patient. Et puis c’est romancé. Vu le titre cela concerne évidement que les femmes et je ne sais pas s’il a écrit sur d’autres sujets par ailleurs. Mais en tant que maman patiente et infirmière j’ai pu grâce à ce livre me sentir respectée … dans ces trois rôles si je puis dire … car il souligne souvent dans ses histoires qu’il est important de respectér les choix des femmes ( des patientes dans le cas de ce livre ) les écouter essayer de les comprendre pour mieux les éclairer et en prendre soin … en tout cas il essaie d’enseigner à son interne par des moyens plus ou moins détournés notamment… pas le soigner à tout prix mais le prendre soin … non ? je ne vois pas en quoi cela est mal ? ou alors je n’ai pas du tout compris ce livre …. et pour le reste je n’ai pas ecouter ses interviews effectivement …. je suis moi même dans ma pratique sans cesse en remise en question pour adapté ce que je fais en tant que Blouse …. je suis loin d’être infaillible et parfaite et j’ai surement fait des erreurs… tendons à améliorer cela dans notre savoir être et savoir faire autant que faire se peut … c’est certain ! et surtout ne nous focalisons pas sur l’autre qui nous semble faire mal je suis d’accord …Essayons de faire au mieux mais essayons nous même déjà de voir ce que l’on peux faire le reste suivra … ou pas …. nous n’avons pas la toute puissance. Mais certaines blouses médecins infirmières ou autre se permettent un certain abus de pouvoir sur leur patient et leur famille. Et cela ne devrait pas …. belle journée à vous

    1. Caroline dit :

      « Le choeur des femmes » est un très beau livre, mais ici, c’est d’un autre livre qu’il s’agit, nommé « Les brutes en blanc », qui vient juste de sortir et qui soulève pas mal de vagues. Moi-même fan de Winckler, je suis mitigée à l’égard du petit dernier, pas très envie, l’impression qu’il tire sur la corde, et plus fort que nécessaire, encore. Bien à vous.

  5. pétrolleuse dit :

    Tellement triste de voir le « Winkler Bashing » se poursuivre sur CE blog… Et pour quelle raison? Parce que le titre dit « Les brutes » au lieu « Des… »? Vraiment? Et cela signifie-t-il pour autant qu’il généralise son constat à tout le corps médical? Mais où donc avez-vu lu cela? Winkler ne cesse de rappeler, dans ces écrits ou interviews, qu’il existe aussi des soignants humains, bienveillants et à l’écoute de leurs patients? Alors pourquoi tant de membres du corps médical s’obstinent-ils à répéter sur tous les tons qu’il ne fait pas dans la nuance et jette l’opprobre sur tout le corps médical, alors que c’est faux? Pourquoi se sentir menacé à ce point? Pour ma part, je ne suis pas une soignante, je suis occasionnellement une patiente et surtout une femme qui, oui, je l’avoue, vouera toujours une reconnaissance éperdue à Winkler et à l’ensemble de son oeuvre. Si cela fait de moi une « groupie » qu’on jaugera avec condescendance, et bien, très bien, j’assume. Mais je n’oublie pas que la lecture du Choeur des Femmes a été pour moi une véritable claque, une prise de conscience salvatrice et le début de mon empowerment ». Non, la féminité, ou encore la grossesse ne sont pas des maladies qui nécessitent une surveillance de tous les instants et non, personne, toute diplômée qu’elle soit, ne peut s’arroger un quelconque pouvoir sur le corps d’une femme et la déposséder de son droit à prendre elle-même ses décisions et à exiger le respect de sa dignité et de son intégrité physique. J’ai passé des heures à lire les pages qu’il consacre à la contraception sur son blog, où il ne cesse de pourfendre les idées fausses qui sont encore trop souvent propagées par de nombreux gynécologues. Tous les médecins ne sont pas des brutes mais je peux vous garantir qu’une grande majorité des patients ont, ou auront, au moins une fois dans leur vie à faire à une brute médicale. Il ne s’agit donc pas d’une petite minorité. Et oui, il y a, en France, un mode de formation et une culture médicale qui prédispose à la maltraitance à l’égard des patients. Winkler a apporté une contribution absolument énorme dans le domaine de la prise de conscience de ces maltraitances et de leur caractère insupportable. Alors quand j’entends de nombreux membres du corps médical hurler « on n’est pas tous comme ça » ou encore « Winkler met tous les médecins dans le même sac », je ne peux m’empêcher de penser à ces hommes qui brandissent bien haut le #NotAllMen et crachent sur les féministes sous prétexte qu’elles exagèrent les violences dont sont victimes les femmes et qu’elles généralisent à l’ensemble de la gent masculine. Mais c’est sans doute un combat bien plus légitime que celui qui consisterait à se ranger aux côtés de celles et ceux qui sont victimes de violences, sans doute. Bref, déçue…

  6. pétrolleuse dit :

    J’ajouterai qu’à mes yeux, il y a des combats qui méritent, qui exigent même, une certaine forme de radicalité. Les luttes menées par les féministes, que j’évoquais dans mon commentaire précédent, en font partie. Celles contre les maltraitances médicales également. Et Winkler a-t-il une audience aussi étendue que ce que certains prétendent? Auprès de quelle partie de la population son combat rencontre-t-il un tel écho, si ce n’est sur les réseaux sociaux, (et encore, au sein de groupes bien choisis)? Combien de personnes, en France, l’ont-il lu ou ont entendu seulement parler de son nom. Au regard de la toute-puissance du corps médical, il me semble que son influence est bien faible, au contraire… Et qu’on ne me parle pas des violences – réelles – que subissent aussi les soignants. Car les patients qui manquent de respect à l’égard de leurs médecins, ou qui s’en prennent à eux physiquement, ne sont certainement pas les lecteurs de Winkler. Donc, il faudrait veiller à ne pas tout confondre…

    1. 10lunes dit :

      Je fais partie de ceux qui pensent que la nuance est plus efficace que la radicalité. Je peux me tromper.
      Je fais aussi partie de ceux qui aimaient beaucoup MW, qui ont lu et abondamment prêté tous ses livres, qui ont salué , admiré son travail de vulgarisation, qui ont indiqué le nom de son blog à de nombreuses « patientes »…
      C’est surement pour cela que la déception est rude. Mais Orcrawn l’explique bien mieux que moi : http://orcrawn.fr/le-syndrome-dhemon/

      1. pétrolleuse dit :

        Désolée mais j’ai lu (et relu) ce texte mais je ne vois pas bien où il veut en venir exactement. Car, non, Winckler ne met pas tous les soignants « dans le même sac ». Par contre, la « blessure d’orgueil », je la comprends très bien… Et j’oserais dire que peu importe que des médecins, pourtant respectueux, choisissent de se sentir blessés par les propos tenus par Winckler (mais pourquoi??). De mon point de vue, il se tient résolument du côté des patients. Je l’en remercie pour cela.

    2. Carla dit :

      Quand on dit LES au lieu de DES on fait une généralité!
      Et même si j’apprécie beaucoup le travaille de Martin Winkler et si je trouve qu’il fait beaucoup de bien pour les patients, je trouve cette généralisation dérangeante. J’ai la chance d’avoir eu des médecins compétents et attentifs le peu de fois où j’ai eu à faire au corps médical et donc son titre me me dérange car il sonne faux ou exagéré.
      Je trouve l’initiative de 10lunes intéressante. Après avoir denoncé les mauvaises pratiques de certains praticiens, il est important de parler de l’humanité de certains autres personnes du monde médical. Pour qu’ils sachent qu’on a remarqué leur bon travaille et surtout montrer aux patients qu’il ne faut pas avoir peur de consulter.

      1. Zab dit :

        « Quand on dit LES et pas DES on fait une généralité ».
        C’est tout à fait vrai, enfin ça le serait… Si le titre du bouquin se référait à tous les soignants. Mais ce titre décrit les soignants maltraitants, pas les autres.

  7. toinnette dit :

    Comme les autres, je ne comprends pas cette déception! Surtout quand on connait comme vous, Martin Winckler, qu’on a lu, comme vous, ses livres, consulté son blog! Il est EVIDENT qu’il nous (nous les femmes) nous veut du bien!
    Et en toute franchise, quand le patient se plaint… ca donne quoi? de la risée médiatique, comme avec l’exemple de #payetonvagin qui a fait rire tant de monde… Oui, la maltraitance des femmes, dénoncée par ces hystériques de femelles est bien peu prise au sérieux…
    Alors non seulement l’ouvrage ouvertement dénonciateur de Martin winckler est couillu (parce qu’il en faut, des c** pour oser!) mais en plus il est NECESSAIRE, car enfin! enfin pris au sérieux! (rendez vous a l’évidence, cette fois ci: personne ne ricanne, vraiment…)
    Alors 10 lunes, si je peux comprendre (mais à peine, j’avoue) la déception, je leve mon poing et je crie: Merci Winckler!
    En réalité, vous êtes complémentaires: Martin dénonce les mauvais, vous, vous dénnoncez les ‘bons’ (tout comme Baptise Beaulieu par exemple) mais vous avez le même objectif: la bienveillance médicale. Le soucis c’est qu’en lisant votre blog, jamais un praticien ne se remettra en cause… alors qu’en lisant les brutes en blancs, non seulement les praticiens peuvent s’éclairer, mais surtout, surtout, les patientes!
    N’oublions pas que ces dernières restent la cible principale du livre comme du blog: battez vous, refusez la maltraitance!
    Ce point précis n’est pas votre combat 10 lunes, mais cela n’empêche que ce combat doit se faire!
    PS: Martin ne fait pas l’amalgame entre un médecin fatigué, excédé ou énervé de temps en temps, et un médecin maltraitant… Si votre égo s’est fait chatouiller sur ce point, ne blamez pas l’auteur du livre, travaillez plutot sur l’acceptation de ce « défaut » très humain… Et surtout n’allez pas croire que si vous faites cet amalgame, les patientes vont le faire aussi… On est humaines nous aussi! #coeuraveclesdoigts

    1. pétrolleuse dit :

      Tellement d’accord avec ce commentaire. On ne me fera pas croire qu’à travers ce livre, Winckler cherche (aussi) à dénoncer les soignants épuisés qui auront laissé échapper une parole malheureuse au terme d’une journée très chargée. On parle ici de véritables violences verbales et/ou physiques, de paroles humiliantes, de gestes (inutilement) douloureux, de surmédicalisation sans justification, d’attitudes paternalistes et dévalorisantes, de commentaires malvenus sur le poids, l’âge, l’orientation sexuelle ou autre. Et tout ceci n’a certainement rien d’anodin ou de minoritaire au sein des professions médicales. Beaucoup de soignants cherchent à nous faire croire que Winckler cherche à les mettre tous dans le même sac. N’insultez pas l’intelligence des patients et laissez-nous la liberté de faire la part des choses. Ces derniers sont tout à fait à même de faire une très nette distinction entre celui/celle qui n’a pas été à la hauteur de la situation à un moment donné (parce que, OUI, il/elle est humain!)et celui/celle qui a fait preuve de brutalité avérée.

  8. Gaëlle dit :

    Moi je trouve que c’est justement intéressant de généraliser pour une fois. Ce n’est pas une attaque envers des « mauvaises » personnes, ou contre le dérapage unique d’un bon praticien. Ma compréhension de l’affaire c’est que c’est une critique d’un climat, d’une éducation.
    C’est mettre en avant qu’aujourd’hui pour être un soignant bienveillant, c’est un travail sur soi même qui est difficile et pas encouragé et pas initié dans la formation.
    Je ne pense pas que ce soit des cas isolés. Je pense que cette ambiance inculquée dés les études (dés les premières interactions avec le corps médical même…) est délétère pour tout le monde médecins et patients.
    Il faut que les patient sachent le reconnaitre et se défendre, il FAUT que TOUTE la communauté des soignants s’interroge.
    C’est sur ce point que je pense que généraliser est aussi là pour faire comprendre le caractère généralisé du problème.

    1. pétrolleuse dit :

      Complètement d’accord, encore une fois. Si Martin Winckler se radicalise, se fait de plus en plus provocateur, use de titres que d’aucuns jugeront « putassiers », c’est parce qu’il est indigné, en colère, de voir que la maltraitance médicale, dans notre pays, persiste et que les choses évoluent si lentement. La situation des médecins dans les pays anglo-saxons est-elle tellement meilleure qu’elle justifie que le respect des patients y soit pris davantage en considération ? Je ne crois pas. Alors pourquoi, dans notre pays, peut-on aujourd’hui encore lire/entendre tant de témoignages de ces violences ? Le problème ce n’est pas « LES» soignants mais la culture médicale nauséabonde dans laquelle, dans ce pays, tout le monde baigne, patients comme médecins. Oui, il y a des patients qui sont des connards. Et oui, il y a aussi des soignants (beaucoup) qui sont AUSSI des connards. Mais le pouvoir de nuisance des premiers est sans commune mesure avec celui des seconds…

  9. Mag dit :

    D’accord avec celles qui soutiennent Winckler. Il en faut bien un pour mettre un grand coup dans la fourmilière. Cela fait quelques années maintenant, grâce à internet principalement, que des patientes s’informent et osent revendiquer, cela fait quelques années maintenant que des patientes prennent conscience que ce qui se joue dans les cabinets des medecins en général et des gynécologue en particulier n’est pas normal. Parce que oui, la norme en France, en gynécologie, c’est la pilule, le toucher vaginal systématique, le frottis annuel et le stérilet après les grossesses..
    Et maintenant, quel constat ? Les choses changent-elles ? Se sont-ils remis en questions ? Ont-ils changé leurs pratiques ?
    NON
    Alors, oui.. la majorité des medecins sont des brutes. Puisque les soignants à l’écoute restent une minorité. On peut le prendre de n’importe quel côté, ce problème, 10lunes, le retourner à l’infini, voir, dans votre cas, le côté positif (oui, une poignée d’entre eux se remet en question) et le mettre en avant pour espérer qu’une lame de fond va suivre. Mais tant qu’une prise de conscience n’aura pas eu lieu, tant que les soignants n’auront pas compris ce qui se joue, tant que les facs de médecine, les mandarins, les formations n’auront pas pris conscience que ce système est pourri jusqu’à la moelle et engendre des brutes, rien ne bougera.
    Vous croyez vraiment que les avancées en matière de droits se sont fait par philantrophie ? Il faut lutter pour arracher des droits à ceux qui ne veulent rien entendre.
    Winckler lance un gros pavé dans la mare et il a raison.

    1. Carla dit :

      La majorité des médecins sont des brutes??? Ca sort d’où? De quelles statistiques?
      On ne parle que des mauvais médecins en ce moment jamais des bons. Mais en demandant autour de moi, suite à cet article, j’ai pu confirmer (sur une dizaines de personnes) qu’il n’y a généralement qu’une ou deux mauvaises rencontres, avec des charlatans autant que des brutes, sur la quinzaine/vingtaine de soignants consultés. C’est beaucoup trop! Mais c’est loin d’être la majorité.
      Il faut les combattre, defendre les patients victimes mais pas s’en prendre aux bons soignants qui aident tant leur patients.
      Et c’est avec des commentaires de ce genre je trouve que l’on se retrouve avec des femmes de 40 ans sans suivi gynécologique ni contraception (autre que préservatif ou retrait) car « LES gynéco sont sadiques » et « le frotti (jamais testé) c’est hyper douloureux ». A force d’entendre ca, elles le croient. C’est quand même dommage.
      Alors perso, je ne gêne pas pour dire que non les frottis bien fait ne sont pas douloureux et que si certains gynéco sont à éviter comme la peste d’autres sont des perles !

  10. Mag dit :

    J’ajouterai pour finir que je crois que nous allons vers un combat qui sera violent pour le corps médical français. Par violence, je n’entends pas la violence physique des quelques abrutis qui cassent la figure des soignants et vers lesquels nous sommes systématiquement renvoyés lorsque nous remettons en cause le monde medical francais. Non, je crois que la prise de conscience des patients qui se fracasse quotidiennement sur l’immobilisme et le déni voire, le denigrement du corps médical français débouchera sur des procès de plus en plus fréquents, c’est l’evidence.. Quand on affiche sur les murs une « charte des patients » depuis 20 ans sans en appliquer la moitié, forcemment ..
    je serais curieuse, d’ailleurs, de savoir pourquoi les pays anglo saxons en sont arrivés à un meilleur respect des patients. Inné ou acqui ? Si quelqu’un a des liens..

    1. Claire dit :

      Je n’ai pas grand chose à ajouter à tous les commentaires précédents. .. Ce que je pense à été plus ou moins évoqué. Mais le commentaire qui rejoint le plus ma pensée est le tien , Mag.Je suis persuadée qu’il fallait « donner un coup de pied dans la fourmilière  » pour faire réagir ! Et ça marche, on en parle !! Les soignants, indignés, en parlent entre eux et cela va entraîner des échanges et je l’espère des remises en question ! C’est le but de ce livre, non ?
      Quand j’ai compris que ton billet, 10lunes, était sur ce sujet, je me suis dit « ah, enfin quelqu’un qui va défendre MW !!! »… petite déception. ..
      Je ne peux m’étendre plus sur le sujet avant d’avoir lu le livre. Mais en tant que sage-femme faisant de mon mieux pour être bienveillante, je ne peux que saluer le combat de MW !!

  11. Drabdomg dit :

    Que les soignants (les médicaux (médecin, SF, dentiste) comme les paramédicaux) qui tentent de bien faire leur métier réagissent également est normal. Je trouve même rassurant que autant de voix sur les réseaux se lève pour dire qu’ils ne se reconnaissent pas dans les « brutes en blanc ».
    Je n’ai pas lu le livre de MW mais si son but est d’aider les patient(e)s à identifier les violences dont ils sont victimes tant mieux. Compte-tenu de sa notoriété, le titre provocateur n’avait à mon avis aucun intérêt (si ce n’est financier) et ne sert pas sa cause puisqu’il favorise une réaction corporatiste de notre part, stérile pour le débat.
    Par contre en ce qui concerne les professionnels de santé l’effet du livre est quasi-nul : les seuls qui vont s’intéresser à son ouvrage ou s’y opposer sont ceux qui ne sont pas concerné ; les auteurs de ces violences eux n’ont rien à faire de cette polémique…

  12. Veronique dit :

    Bonjour
    Dix lunes, j’aime beaucoup votre blog. Je le consulte tous les jours, comme celui de Baptiste Beaulieu. J’apprécie énormément votre façon de raconter les 1001 histoires du quotidien, dont la lecture sur le net permet de rapprocher les patients, les gens.
    J’ai lu aussi Winckler sur le net au début mais je me suis éloignée. Peut-être parce que j’ai passé la marche de l' »empowerment ». J’aime beaucoup cette expression.
    Pour moi, cela s’est passé entre mon premier et mon deuxième accouchement. Lorsque je suis arrivée au USA, enceinte de 7 mois de ma deuxième, et que j’ai rencontré un gynécologue obstétricien qui a fait preuve de douceur, de compassion et d’intérêt pour ma culture. Avec lui j’ai traversé deux moments difficiles : une seconde césarienne et une fausse couche.
    De retour en France, je me suis rendue compte qu’il fallait exiger, demander, chercher. Et j’ai trouvé : une gynécologue qui a accepté de préparer un AVA2C dans un hôpital publique, une sage-femme, une autre gynécologue qui a pris au sérieux mes « petits bobos ».
    Je ne reviendrai plus en arrière : quand un soignant commet une bourde, un geste inapproprié sur moi ou bien sur mes enfants, je lui dis, simplement, ce que je ressens. Cela permet d’ouvrir le dialogue. Et si ce soignant ne m’écoute pas, et bien je l’envoie promener (fait avec un pédiatre pour mes enfants qui a esquissé un début de « c’est la faute de la mère… »). Et ça marche.
    Je pense que cet « empowerment » des patients est à mettre en parallèle de celui des soignants. Surtout les plus jeunes, confrontés à la dureté des concours et des conditions de travail à l’hôpital. Et effectivement, le titre cinglant de M. Winckler vise sans doute davantage à réveiller les consciences.
    Je comprends que cela puisse décourager celles qui sont déjà « éveillées »; mais votre mission est différente, et indispensable aussi, à sa hauteur, même si on n’en parle pas à la radio 😉
    Je vous souhaite de beaux billets pour l’Avent et de la douceur pour votre quotidien, que vous partagez si bien avec nous.

  13. Loulalilou dit :

    Je comprends que ce soit difficile et énervant, lorsqu’on est un soignant bienveillant et qui fait du mieux qu’il peut, de lire une certaine généralisation de la part de MW. Toujours est il que dans mon histoirique médical (comme de beaucoup de gens…), et en particulier gynéco, j’ai été beaucoup plus souvent confrontée à des pratiques médicales violentes qu’à des pratiques bienveillantes, et ce depuis toute petite (oui, je pense à toi l’infirmière qui m’a dit que je ne reverrai jamais ma mère si je n’arrêtais pas de pleurer alors que j’avais 5 ans et que j’étais sur le point d’être opérée d’une tumeur, ou encore à toi, gynécologue antipathique qui m’a fait une échographie vaginale par surprise, sans me demander ni m’expliquer quoi que ce soit, alors qu’elle n’était pas justifiée…)
    Toutefois, pour jouer le jeu du post, je veux aussi rendre hommage aux soignants géniaux qui ont croisé mon chemin, bien que moins nombreux, mais j’en suis d’autant plus reconnaissante.
    Après de longues recherches et l’aide d’un site féministe, j’ai fini par dégoter une gynécologue respectueuse, pédagogique, qui ne m’impose pas d’acte inutile et me demande mon consentement systématiquement… Merci à elle. Merci aussi à cette gentille infirmière qui me ramenait du jus de pomme en douce à l’hôpital, et qui se souvenait encore de moi vingt ans après. Merci enfin à mon chirurgien, qui a sauvé mon audition, et lors des rendez vous annuels se souvient toujours d’où j’en suis et me demande des nouvelles de mon parcours…

  14. lapailleetlefoin dit :

    Ce 22 octobre à 11:40, j’ai relayé un commentaire de pétrolleuse sur un blog que j’apprécie particulièrement -mais que je suis de loin en loin- . Le Docteurdu16 y a répondu : http://docteurdu16.blogspot.fr/2016/10/relations-soignantsoigne-episode-1.html

  15. Audrey dit :

    Moi non plus je ne comprends pas votre agacement. Que ce médecin dénonce des mauvais traitements de la part de professionnels me semble sain. Nous autres patients sommes tellement vulnerables que cela fait du bien d’entendre un homme (professionnel ou pas) défendre nos droits.
    Ne vous sentez pas concernée par ses reproches si vous pensez (et je veux bien le croire) que vous n’en faites pas partie.

  16. Etoile dit :

    La maltraitance médicale, en France, n’est pas un épiphénomène. Elle est systémique, c’est-à-dire le produit d’un système bien plus global qui prédispose à la maltraitance. Cela ne signifie en rien que TOUS les soignants sont maltraitants, mais que de (trop) nombreux facteurs prédisposent à maltraiter les patients. Ce n’est pas (seulement) une question de personnalité, ou, du point de vue du patient, un manque de chance. Le dénoncer, encore et encore, me paraît être une démarche d’utilité publique. Alors ouais, le titre du bouquin de MW est sans doute racoleur. Mais peut-on me rappeler quel est l’objectif du titre d’un livre, sinon de donner envie au potentiel lecteur de l’acheter ? Lancer des pavés dans la mare, ça me semble très sain, surtout quand on prend la mesure du travail qui reste à accomplir. Peu importe, à mes yeux, que des membres du corps médical choisissent de s’en offusquer. Car ce livre s’adresse avant tout aux patients et il va contribuer à leur donner des armes (oui, des armes) pour se défendre. Saluer les médecins qui font bien leur boulot ? OK, bien sûr. Mais à condition qu’on ne se serve pas de ça comme un paravent pour éluder les problèmes de fond. J’entends également les arguments selon lesquels ce genre de prise de position pourrait contribuer à alimenter une méfiance à l’égard du corps médical, ce qui pourrait (aussi) avoir de graves répercussions sur la santé des personnes. Laissez-moi vous répondre que la solution, ce n’est pas de taire ou de minimiser les maltraitances, mais d’arrêter d’être maltraitant. Les personnes qui ont à faire à des soignants respectueux ne vont pas leur tourner le dos du jour au lendemain. Et on va pas encore attendre 20 ans pour que les autres remettent en cause leurs pratiques. Le règne de l’impunité est terminé. On ne va pas s’en plaindre. Pour terminer, merci, tout de même, d’avoir écrit cet article. Vous ne vouliez pas mettre en avant le bouquin de MW ? C’est pourtant ce que vous avez fait. Et quand je lis la majorité des commentaires qui suivent, sur CE blog en particulier, je me sens plutôt rassurée sur la capacité des patients à reconnaître leur intérêt et sur l’avenir de la qualité de la prise en charge médicale dans ce pays. Parce que oui, clairement, la révolution ne viendra pas des soignants. En d’autres mots, ne nous libérez pas, on s’en charge. Et les livres de MW nous y aident beaucoup, tout comme le blog de Marie-Hélène Lahaye, ou les combats menés notamment sur Twitter par Clara de Bort ou HygieSuperbowl. Peu importe s’ils n’exercent pas (ou plus) ou ne sont pas des soignants. Un grand merci à eux. Et je rebondis encore sur un passage de votre article : « nous avons tous envie de faire partie du club des soignants presque parfaits » ? Non, je ne crois pas. Ou alors la notion de perfection a une acception différente selon les membres du corps médical. Alors arrêtez de nous faire croire que tous les médecins ont à cœur de remplir au mieux leur mission et que, lorsqu’ils n’y arrivent pas, c’est « juste » la faute à la fatigue, à l’épuisement ou à la maladresse. Car, c’est faux. Vous confondez tout dans cet article – pour mieux en dédouaner certains ? – mais les patients ne confondent pas, eux.

    1. Egg dit :

      Ce commentaire suinte la jalousie. C’est impressionnant comme les gens n’ont aucune reconnaissance pour ceux qui sacrifient leur vie de famille… alors oui, lorsqu’on se donne du mal chaque jour pour soigner les autres, au prix de sa propre santé et de sa vie de famille, et qu’on lit ça, on se dit qu’on se donne du mal pour rien et que finalement, on ferait mieux de maltraiter les gens, si de toutes façons c’est pour se prendre des critiques générales sans aucun respect pour le travail qu’on fournit ! C’est bien vous qui ne respectez rien. Martin Wrinckler ne se défonce pas 120h par semaine pour ses patients : il a le temps d’écrire des bouquins. Bref, trop contente d’avoir raccroché à temps ! Après 3 burn out, trop contente de laisser enfin ses patients ingrats et jaloux critiquer de manière non constructive. Et d’un autre coté vénérer des gens qui ne font rien pour eux. Bref, vous êtes complètement manipulés. Je vous plains.

  17. speedy dit :

    pour que ce livre ne dresse pas les soignants contre les patients, je pense comme certaines au dessus qu’il faut lire MW pour dénoncer ET reconnaître les bonnes pratiques, notamment sur ce blog. je me ferai donc un plaisir d’envoyer mes plus belles expériences de relations respectueuses et reconnues comme telles justement parceque j’avais vecu la mzltraitance. que les professionnels de santé s’inspirent de ces expériences

  18. Gab dit :

    Hallucinant de lire un tel article sur ce blog! Tout comme il est hallucinant de lire les commentaires (sur Twitter ou autre) de médecins/soignants qui se prétendent respectueux mais pour lesquels Winckler est devenu l’homme à abattre. Alors, si on vous on écoute, plutôt que de dénoncer les médecins maltraitants, il faudrait applaudir celles et ceux qui font correctement leur boulot et font preuve de bienveillance à l’égard de leurs patient(e)s? Parce que sinon, on risquerait de déconsidérer la profession tout entière? C’est pas le monde à l’envers, ça? Pour ma part – et après ce dernier commentaire – votre blog, pour moi, c’est terminé. Car vous faites preuve du même esprit corporatiste qui empêche, finalement, de faire vraiment bouger les choses. Et oui, comme le disait quelqu’un plus haut, ce ne sont pas les médecins, même les plus bienveillants, qui feront bouger les choses (la preuve, ici même). Au contraire. Le fait que certain(e)s exercent leur boulot correctement semblerait dédouaner les autres de faire le leur. Vous êtes l’arbre qui cache la forêt. Mais les patients sont plus informés, plus exigeants et plus conscients de leurs droits fondamentaux qu’ils ne l’ont jamais été. A un moment donné, dans un avenir pas si lointain, il y aura des procès, et des condamnations. Certains le déplorent (et je comprends pourquoi…). Personnellement, je m’en réjouis. Ce n’est qu’ainsi que les choses évolueront dans le bon sens.

    Et est-ce que vous aurez le courage de répondre à toutes celles qui ont commenté votre texte ou est-ce que vous allez continuer à faire comme si de rien n’était?

    1. 10lunes dit :

      Ce n’est pas une question de courage ! L’agressivité me parait contre productive, je n’ai nulle envie de participer à une bataille rangée. Ce blog est un lieu d’échange ouverts à tous. J’ai écrit. J’ai le sentiment de ne pas avoir été comprise. Mes compléments de réponses n’ont rien apporté de plus. J’espère donc que ce que je fais sur ce blog depuis 7 ans aura plus de poids qu’une intervention polémique.
      Le débat actuel, j’y reviendrai peut être, surement. Mais pas ce soir, et surtout pas avec une vision simpliste des bons contre les méchants.
      Ce soir, j’affirmerai juste que la nuance est une amie.

      1. Charlie dit :

        « Le sentiment de ne pas avoir été comprise ». « Une vision simpliste des bons contre les méchants ». Mais c’est digne du Syngof, ce genre d’argumentaire 😀 ! Les femmes, ces éternelles idiotes qui ne comprennent rien à rien et qui sont incapables de faire preuve d’une réflexion complexe et nuancée :/… Vous êtes priée de ne pas insulter l’intelligence de vos lectrices.

  19. 10lunes dit :

    Vous souhaitiez me blesser ? C’est fait.
    La nuance restera mon amie.

  20. Nebullea dit :

    10lunes ton billet me fait penser à celui de Borée « tu fais chier Winckler » http://boree.eu/?p=1941
    J’adore Martin Winckler mais c’est vrai que parfois j’ai l’impression qu’il se place en parangon de vertu et j’imagine que pour ceux qui font du mieux qu’ils peuvent, trébuchent parfois et cherchent à s’améliorer ça doit être frustrant…

  21. Kiki dit :

    Eh ben… Au vu de la tonalité des échanges, le titre de cet article était bien mal choisi:/… En même temps, je peux comprendre – sans nécessairement l’excuser – la virulence de certaines. J’ai lu cet après-midi les témoignages de violences gynécologiques et obstétricales postées sur le blog de MH Lahaye et j’en ai les tripes toutes retournées. Quelle horreur… Alors c’est clair que les injonctions à célébrer la bienveillance de certains soignants plutôt qu’à dénoncer la maltraitance exercée par les autres, ça peut agacer…

  22. Es dit :

    Moi, je comprends à la fois le propos de Martin Winckler (enfin, je crois, je n’ai pas lu le livre) que le mécontentement des sages femmes à ce sujet.
    Quand je regarde ma modeste expérience de l’hôpital (en gros : deux accouchements avec suivi de fin de grossese pour le 2e); d’où vienht la douceur ? Des sages-femmes. Qui sont les brutes , Certains soignants.
    Quand la gynéco insiste pour décoller mes membranes à l’issu de léécho (elle n’a pas pu, j’ai refusé et j’étais habillée), qui m’a confortée préalablement dans mon choix et aidée à préparer les arguments ? Ma sage-femme (il n’y en avait pas besoin, ma fille est sortie toute seule le soir-même).

    Je me souviens aussi d’un gynéco qui, à l’approche de mon arrêt de pilules a tout de suite coupé court quand je lui ai parlé de mes craintes par rapport à l’accouchement et à ses douleurs par un « toutes les femmes passent par-là, vous allez y arriver ». Pas de quoi me rassurer.

    Quand le pédiatre insiste vachement pour faire vacciner mon aîné contre la gastro, que je ne suis pas son avis et qu’un an plus tard, j’apprends que ce vaccin est soupçonné d’être à l’origine de deux morts inexpliquée de nourrissons, j’ai d’autant plus facilement ignoré son insistance grâce à l’opinion de ma sage-femme.

    Quand la diabétologue parle à ses patients comme à un chien, et qu’elle ne fait pas son boulot, parce que ce n’est pas d’elle que j’apprendrai que l’exam a été fait dans de mauvaises conditions et qu’il vaut mieux en refaire, qui réfléchit un peu plus et parle avec davantage de respect ? Encore une sage-femme.

    Quand la pédiatre veut faire un IRM parce que mon fils , ne marche pas encore (j’ai ignoré ses conseils, mon fils a marché même pas 72h plus tard sans aucune pression de ma part), qui l’a observé assez longuement pour comprendre que c’était juste un manque de volonté de sa part, et m’a confortée dans l’idée qu’il n’y avait pas de problème ? Mes sages-femmes (et mon généraliste, c’est vrai).

    Qui c’est qui comprend que oui, j’ai besoin d’un tire-lait, oui, je sais ce que je fais (et qu’après avoir allaité on grand 10 mois, je connais mon corps et son fonctionnement), alors que le reste du personnel de ma mater me le refusait ? Le sage-femme.

    Qui c’est qui trafique un peu le résultat de la pesée de ma fille qui peine à reprendre son poids de naissance (parce qu’elle l’a vue téter, qu’elle voit que tout va bien, que le poids va venir, qu’il faut juste un peu de temps à mademoiselle Bébé, mais que si la PMI voit ses chiffres ça va les inquiéter) ? Ma sage-femme. (et du haut de ses 6 kgs à 2 mois, il n’y avait effectivement pas lieu de s’inquiéter d’une trop petite prise de poids les premières semaines)

    Je passe sur la généraliste remplaçante qui fait peur à ma mère parce que ma fille n’est pas assez diversifiée à son goût (une part importante de son alimentation à 10 mois était mon lait, alors que selon cette généraliste, après 6 mois, le lait maternel n’était plus qu’un « complément). Je passe sur le personnel de la maternité qui n’arrêtait pas de me menacer de donner des compléments pour la prise de poids de mon aîné (6.4 kgs à deux mois, j’ai bien fait d’insister, on voit qu’il a pu s’en passer sans problème). A chaque fois, c’est pareil. Quand certains médecins s’attachent aux chiffres, aux moyennes, veulent que tout rentre bien dans les cases et prennent de haut les patients qui s’en écartent ou qui posent trop de questions (ou qui s’opposent !), heureusement, on a a sage-femme.

    Je ne veux pas faire de généralités, parce qu’il y a AUSSI plein de bons et très bons gynécos et sans doute de mauvaises sagesfemmes, mais niveau 1- on explique ce qu’on fait 2- on est respectueux du patient 3- on est aimable 4- l’accouchement se passe vachement mieux et laisse moins de séquelles sur tout le monde, l’accouchement sage-femme s’est hyper mieux passé que l’accouchement gynéco (d’ailleurs, ma sage-femme libérale a toujours été dubitative quand je lui ai raconté mon accouchement).

    1. Zab dit :

      En ce qui me concerne : membranes décollées sans préavis par une sage-femme, expression abdominale réalisée par une sage-femme, position très douloureuse imposée pour tout le travail en plus de l’expulsion par une sage-femme.

      1. Zab dit :

        Je devrais sans doute rajouter que j’ai AUSSI eu la chance de croiser de très bonnes sages-femmes, des personnes respectueuses de moi en tant que personne, justement. Et un très bon gynéco de la même eau.
        A mon sens la maltraitance lors de l’accouchement est beaucoup fonction de la culture de l’établissement, qui est malheureusement difficile à appréhender tant qu’on ne l’a pas testée.

  23. Egg dit :

    Excellent article, et il n’y a que ceux qui ne font rien qui ne font pas d’erreur. Martin Wrinckler a choisi la voie facile : la critique systématique. Ce n’est pas une bonne chose. Les personnels de santé, et particulièrement les médecins sont déjà débordés, au bord du burn out, si en plus les patients se mettent à scruter la moindre chose qui leur parait « anormale » et portent plainte… et bien c’est la fin. La fin de la santé à la française. Et Matin Wrinckler n’en subira pas les conséquences, non ce sont les patients qui en subiront les conséquences avec des prix exhorbitants et des délais hallucinants , et sans aucun doute ds personnels de santé démotivés. Car je vais vous le dire, moi ce que je vois à l’hopital : je vois 95% de personnes dévouées, 95% de médecins qui font leur maximum jusqu’à épuisement total, et parfois décès (j’ai perdu 5 amis médecin avant 30 ans ! épuisement en garde, mortel, un qui s’est planté en voiture en rentrant de garde, 2 qui sont morts en avion en allant chercher un don de foie pour un patient, et un qui s’est suicidé.) Mais ça, tout le monde s’en fout. Alors la vraie cause du problème, ce n’est pas que les médecins sont des sadiques, non c’est que les conditions de travail sont tellement merdiques que c’est parfois impossible de faire autrement. Et pour les 5% de sadiques, apparemment, les patients ne s’en plaignent pas : quand on voit qu’un pseudo chirurgien peut défigurer à vie des centaines de femmes avant qu’elles portent plainte ! Oui, il y a un problème pour quelques rares individus isolés, mais jeter toute la profession comme ça, c’est honteux.

  24. Es dit :

    Je parlais de mon expérience personnelle, évidemment. C’est un commentaire empirique (ça commençait par « moi ,je comprends ») et pas n état des lieux du monde entier.

    Tu as raison pour la culture de l’établissement, et je pense qu’on pourrait ajouter à cela le manque de personnel dans les hôpitaux, les directives absurdes de réduction des coûts, car un personnel de santé, c’est avant tout une personne, et s’il et en burn-out, ou simplement épuisé, ou est venu par sens du devoir au boulot trop malade pour être vraiment efficace dans un milieu où chaque geste et chaque parole à côté peut avoir de grosses répercussions, etc., on ne peut pas faire de miracles.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *