Faux départs

Publié par 10lunes le 24 mars 2015 à 11 h 17 dans Naissance

 

point interrogationMi mars, les Maternelles ont consacré une émission* à l’accouchement.
Je  ne vais en évoquer que deux passages.

Le premier, sidérant, est un reportage en salle de naissance. Les parents ont déjà deux filles et n’ont pas voulu connaitre le sexe de ce futur bébé. Une fois le nouveau-né posé sur le ventre maternel, la sage-femme jette un coup d’œil peu discret à son entrejambe.
Le père croise son regard et interroge Alors ?
Elle l’enjoint à regarder lui-même : c’est une troisième fille, tendrement accueillie par ses parents.  

Que se passe-t-il alors dans la tête de la sage-femme qui se met à chantonner
– Y sait pas faire les garçooooons onh. 

On va dire que c’est le stress de la caméra … mais bon.


Une fois cette anecdote – et ma honte professionnelle – ainsi déposée, j’en arrive au vrai sujet de ce billet, car l’émission abordait entre autres questions celle récurrente du « Quand partir à la maternité », assortie de son corollaire habituel « J’ai peur de pas savoir ».

Il y a deux cas de figures répond l’obstétricien invité :
– la perte des eaux : on ne se pose pas la question, c’est le moment du départ. Pour clarifier son propos à l’intention des décervelées que sont les femmes enceintes, il se veut amusant : Quand ça coule pas normal on consulte.
– les contractions. Elles deviennent de plus en plus douloureuses, se rapprochent, et quand elles sont espacées de 4 ou 5 minutes et régulières depuis deux ou trois heures, c’est le moment.

Le témoignage qui suit vient tempérer ces affirmations. La femme explique avoir attendu que les contractions soient conformes à la description donnée lors des séances de préparation. Mais une fois arrivée à la maternité, la sage-femme a constaté un faux travail et l’a invitée à repartir. Enorme déception conclue-t-elle.

La journaliste se retourne vers l’obstétricien et interroge
– Pourquoi les femmes ne peuvent-elles pas reconnaître un faux travail ?
La réponse tombe avec toute l’expertise de la faculté

– Il FAUT être examinée pour savoir.

Reprenons…

Il est d’usage d’affirmer que le début du travail se caractérise par des contractions se rapprochant progressivement, de plus en plus fortes et régulières. Mais les femmes accouchent aussi avec des contractions irrégulières, espacées ou d’emblée très proches !
Alors pourquoi s’entêter à décrire le modèle standardisé ? Surement parce que ça rassure les parents qui ont le sentiment d’être bien informés.

Sauf que… le jour J rien ne ressemble à ce qui était prévu et le discours apaisant devient anxiogène.
Certaines femmes sentent que c’est le moment mais hésitent à partir parce que le travail utérin n’est pas conforme au standard transmis.
D’autres perçoivent que rien n’est vraiment commencé mais leurs contractions « régulières et rapprochées » les font se rendre à la maternité, avec au final la déception de la fausse alerte et la crainte de ne pas savoir quand il faudra vraiment venir.

Alors, à l’inverse du médecin assurant qu’il faut être examinée pour savoir, j’affirme qu’il faut se fier à son ressenti !
Tant que la femme hésite, ce n’est pas le moment. Le top départ, c’est l’évidence du « maintenant on y va » !

Un dernier détail cependant. Même en suivant leur instinct, certaines font un petit tour « pour rien ». Mais les femmes le pressentent, elles jouent à « on dirait que j’accoucherais ». Une fausse alerte qui permet de répéter le parcours, de l’arrivée à la maternité aux différents examens d’entrée en passant par la rencontre avec la sage-femme.
Comme une répétition générale offrant un tout peu de connu avant le grand saut.

 

 

*ne cherchez pas, vu ma lenteur de production, il n’est plus en ligne 

 

27 commentaires sur “Faux départs”

  1. Mère Geek dit :

    Un peu à côté du sujet faux-départ mais sur le sujet de la répétition générale.

    Pour ma part, j’ai consulté les urgences obst pour une douleur au bas-ventre : cela m’a permis de récupérer mon dossier médical de grossesse. J’ai pu le consulter, y ajouter ma lettre-projet de naissance. Cela n’aurait pas eu lieu si j’avais été directement le jour de l’accouchement.

  2. Noélie dit :

    Et quand on est à la maison, la question est: quand doit-pn appeler le/la sage-femme? 🙂

    Je crois qu’il y a grand besoin que les parents/futurs parents se réapproprient la naissance et l’arrivée de leur enfant…

    J’ai accouché de mon deuxième bébé il y a près de 2 mois, accouchement très rapide à la maison (prévu), ça a pris 2 heures mais j’ai senti/su que cela allait être très rapide, je n’ai pas compté l’espacement des contractions, mon corps savait et j’ai appelé très rapidement le SF.
    Mais je pense que cela a été possible parce que j’ai vécu une grossesse où l’on ne m’a pas infantilisé, j’étais maîtresse de mes choix et écouté dans mes ressentis.

    Biensur, il est difficile de faire confiance aveuglément à son ressenti, mais les femmes sont tellement niées dans ce qu’elles disent de ce qu’ils se passent à l’intérieur d’elles, on leur dit tellement qu’elles ne savant pas puisqu’elles ne sont pas soigants, qu’au final, elles ne s’écoutent plus..;bien dommage.

    1. 10lunes dit :

      J’ai volontairement squizzé la situation inverse « appeler la SF pour un AAD » parce que la relation construite au fil des mois donne toute sa place aux compétences de la femme en évitant tout discours stéréotypé.

  3. fiso dit :

    Pour mon 1er, c’est au détour d’une consultation pré-césarienne que la sage femme m’a annoncé que le travail avait commencé. Je n’avais absolument aucune douleur, il a fallut le monitoring pour me prouver que c’était le cas. Pour mon 2eme, les contractions étaient dans les reins, et ça on n’en avait jamais discuté en préparation.

  4. marilor dit :

    D’ailleurs, est-ce que c’est fiable le truc du bain ? Si les contractions partent quand on prend un bain, c’est que c’est une fausse alerte. Ma SF me l’avait dit…

    Sinon, anecdote d’une amie arrivant pour son 2e à la maternité (grosse usine à bb parisienne) : elle arrive le soir, disant qu’elle a des contractions douloureuses. On lui dit de rentrer chez elle, de revenir quand elle aurait « vraiment » mal. Elle obéit, morfle toute la nuit, y retourne le matin en disant qu’elle a VRAIMENT mal, et pour cause, elle était dilatée à 8-9. Bel exemple de non-écoute du ressenti des femmes…

  5. Lulubelette dit :

    Pour la naissance de ma fille, on a pas connu le faux départ parce qu’il était prévu que ma sage-femme vienne à la maison pour accompagner le début de travail et nous donne le signal du départ vers la maternité. Du coup, j’avoue que je me reposais entièrement sur elle et que je n’ai pas vraiment senti « le moment ». Mais avec le recul, c’était plutôt une bonne chose de lui faire confiance parce qu’avec les indications classiques, j’ai eu plusieurs occasions de me pointer à la maternité trop tôt :
    – 3 jours de faux travail avec contractions douloureuses et régulières toute les 5 minutes : j’étais un peu fatiguée le jour de l’accouchement 😉
    – le travail n’a réellement commencé que 7h après avoir perdu les eaux avec des contractions tout à fait irrégulières en durée, espacement et intensité.
    En bref, j’aurais pu faire de nombreux stages inutiles si je m’étais fiée aux conseils classiques des obstétriciens.
    Pour mon prochain enfant, j’espère que je serais capable de sentir ce moment du départ si je ne trouve personne pour m’accompagner à la maison

  6. 9vies dit :

    Bonjour!
    Merci pour ce sujet.
    Nous sommes toutes différentes et pour un 1er il est certain que le temps de se réapproprier ses sensations et se faire confiance: c’est pas gagné d’avance! Même avec un projet de naissance, entouré, etc. La réalité du jour J ne sera pas forcément ce que l’on attend (on devrait nous enseigner à lacher prise car il est impossible de savoir avant).

    Je n’aime pas le mot « faux-travail ». J’ai été renvoyée 2 fois à la maison pour « faux-travail » pourtant les contractions étaient là: intenses (de mon point de vue qui n’en connaissait pas d’autre) et régulière. C’était en fait un long pré-travail (et je suis suffisamment sensible pour n’avoir pas pu fermer l’oeil pendant ces 48h). Et effectivement les 2 spafons et le bain chaud n’avaient rien ralenti du tout. Mais oui: les contractions plus tard ont été beaucoup plus fortes =)
    Donc, apprendre à nous connaitre en amont serait un grand travail: par exemple si on a eu des contractions penant la grossesse mais qu’on ne les ressentait pas du tout ou si au contraire on est hypersensible et adapter aussi à cette information.
    Et concernant la perte des eaux (jamais eu le droit ;)) elle n’est pas toujours aussi spectaculaire qu’au cinéma (loin de là) et une fissure peut faire penser à une petite fuite de rien du tout (arrivé à une copine). Bref, rien n’est simple je pense. Bravo aux SF comme toi qui nous apprennent au moins que ça ne sera pas forcément tout dans la norme et qu’il faut écouter la maman.

    1. 10lunes dit :

      Moi non plus je n’aime pas ce qualificatif de faux travail qui laisse penser que rien ne se passe. Ces contractions préparent le terrain. Personnellement, j’ai rebaptisé le faux travail en pré-travail !

  7. Ilenwei dit :

    Super ! Un article !!
    Merci de ce merveilleux conseil : s’écouter, se centrer sur son ressenti, se faire confiance… Voilà ce que j’aimerais entendre jusqu’à la fin de ma grossesse ! Pour la petite anecdote rigolote concernant les ressentis niés : on me demande pour calculer mon terme la date de mes dernières règles, je la donne, en précisant que d’après moi la grossesse a commencé 12 jours après et non 14. On me répond bien sûr que c’est la date donnée par les dernières règles qui va compter, toutes les histoires sur « mais vous savez le sperme peut survivre plusieurs jours, la date de conception n’est pas forcément celle du rapport » (ce que je ne nie absolument pas !), mais moi, je l’avais senti 2 jours plus tôt ! (J’ai toujours « senti » mon ovulation) Et à l’échographie de datation… le médecin m’annonce : « par contre, il semblerait que la conception a eu lieu 2 jours plus tôt que ce que donne la date de vos dernières règles ! ». ça m’a bien fait rire, et m’a en même temps confortée dans l’idée de me faire confiance (plus qu’à deux disques en carton superposés en tout cas…)

    1. G. dit :

      Dans la même veine, 1ère écho : même question des dernières règles, je précise la date supposée de conception à +/- 1 jour. Réponse de la soignante : « Basé sur quoi? » J’ai répondu : « Basé sur le fait que je sais ce je fais, quand et avec qui!! Et je connais mon corps. Maintenant si vous me dîtes que c’était 15 jours plus tôt, je vais avoir des ennuis avec monsieur ici présent. » Bon, l’écho a confirmé mes dires…. Ouf!

      1. chouke dit :

        et comment a t elle réagi?

    2. ES dit :

      (Réponse au message numéro 7).
      J’ai longtemps eu des cycles plutôt longs (35 jours ou plus) et irréguliers. Pour ma 1ère grossesse, j’étais sûre à 99% de la date de conception (je faisais des courbes de température, j’avais senti mon ovulation, et en plus je n’avais pas eu beaucoup de rapports dans la période en question), qui était à J21 du cycle. J’avais donné ma DDR en précisant que je pensais que la conception avait eu lieu tard dans le cycle, mais comme ilenwei, le médecin ne m’avait pas écoutée… Finalement, à l’échographie du 1er trimestre, la date de conception estimée correspondait pile à celle que j’avais dite.

      Pour ma 2ème grossesse, là aussi j’étais quasi-sûre de la date de conception, alors que je ne me souvenais plus trop de la DDR. Ce qui fait que j’ai donné une DDR « inventée » pour que ça tombe pile 2 semaines avant la date de conception (et là aussi, la date déterminée à l’échographie collait parfaitement).
      C’est un peu triste que parfois il faille « mentir » parce que les gens auxquels on a affaire sont plus ou moins bornés…

  8. Anne dit :

    Concernant l’espacement des contractions, effectivement, ce n’est pas un indice. J’ai accouché mercredi matin dernier, et le travail a commencé d’emblée avec des contractions toutes les deux à trois minutes. La seule chose qui m’ait alertée, c’est que c’était de plus en plus douloureux!

  9. Luna dit :

    Ce reportage me parle… Je me souviens de la voix de la sage femme et du malaise ressenti vis a vis des parents! Il a du être recyclé.

  10. cardamome dit :

    Ah tiens je suis tombé sur ce reportage un peu par hasard, mais la petite phrase de la sage-femme m’a fait bondir également!! Complètement déplacée.
    Je n’ai sûrement pas le même caractère que les parents du reportage, mais je n’aurais pas du tout apprécié, ne serait-ce que le ton. Je sais que pour mes deux accouchements j’ai été très sensible à ce que les soignants ont pu dire, avant ou après. J’ai même eu un peu de mal à encaisser une remarque, que je savais pourtant totalement bienveillante de la part d’une puéricultrice, mais qui juste était en décalage avec ce que je vivais moi (dans ma bulle, peut-être) à ce moment-là.
    Un silence bienveillant, c’est ce qui devrait s’imposer en salle de naissance pour laisser les parents accueillir leur enfant, non?

  11. javoue que jai hésité jusquau bout à partir meme si je savais que cetait lancé…donc quand les contractions ont atteinds les 3 min me suis dis faudrait peut etre que je me bouge ^^
    heureusement que jai pas hésité plus longtemps et quon ma dis de venir par téléphone lol
    mais sérieux jai hésiter jusquau bout…

  12. Kwak dit :

    Merci pour ce billet. On peut en dire autant du modèle standardisé pour le rythme de la dilatation, qui décourage les femmes qui se disent « Je suis à tant de cm, il me reste tant d’heures, je ne vais jamais tenir ».

    Personnellement, cette émission m’avait également choquée pour d’autres raisons : les trois personnes de l’équipe qui s’époumonent sur la pauvre femme « Poussez, poussez ! » comme si c’était un cheval de course, et le recours à la ventouse sans tenter un changement de position (bien que cela ait pu être coupé au montage). Ensuite l’intervention du médecin en plateau, qui dit avoir recours au chantage aux instruments pour « motiver » les parturientes et injecter du Syntho à la délivrance sans consentement (« vous ne vous rendez-vous compte de rien », et qui encense poussée dirigée (« les femmes doivent être drivées, encadrées »). Difficile de faire évoluer les mentalités si on donne tant de visibilité à ce genre de praticiens.

    1. Finlandaise1 dit :

      Navrant ! C’est un peu hors sujet, mais j’ai l’impression que la qualité de l’émission « Les Maternelles » se dégrade ! C’est de pire en pire ! Quand j’ai découvert cette émission il y a… heum heum… un peu plus de 13 ans maintenant, quand j’attendais mon aîné, c’était bien mieux ! A l’époque il y avait Maïténa Biraben, mais je ne sais pas si c’est l’animatrice qui décidu du contenu, peut-être pas… Je trouvais que Maïténa et NLB étaient souvent à l’avance par rapport à la mentalité ambiante, et je pense même qu’elles ont peut-être contribué à changer les idées. Aujourd’hui, l’émission n’a plus d’intérêt. Quelquefois j’essaye de la regarder, mais je ne tiens pas plus de deux minutes, tellement c’est insupportable. Quand une émission n’a plus rien à offrir, il serait peut-être temps d’arrêter… ?
      Qu’est-ce que vous en pensez ?

  13. Virginie dit :

    A ma fausse alerte à 37sa, jour d’un cours de préparation, quand la sage femme m’a annoncé que c’était le moment, j’ai paniqué…2 semaines plus tard quand le prétravail s’est mis en route, j’etais sereine et je savais que ce coup ci c’était vraiment partit…comme quoi!
    Par contre, oublié le schéma habituel, le travail a commencé avec des contractions toutes les 4 minutes puis toutes les 2 min 1/2h après et très fortes avec la maternité à une heure de route, on a pas trainé 🙂

  14. Violette dit :

    Pour mon second accouchement, ça a en effet été l’évidence. Je venais de vivre plusieurs nuits de faux travail où je sentais bien que j’allais finir par m’endormir puis me réveiller tranquillement et, en effet, vers trois heures du matin les choses se calmaient. Puis, un soir, ves 22h, premières contractions et là, j’ai tout de suite su. Je n’avais pas plus mal, mais moi, j’étais plus fébrile, un peu agitée, en alerte. En effet, deux heures plus tard j’étais en salle de naissance dilatée à cinq doigts.
    Comme quoi, oui, s’écouter, se faire confiance…

    Sauf… Sauf que pour mon premier enfant j’étais également sûre de mon coup et qu’on m’a renvoyée sèchement pour faux travail. Je suis revenue douze heures après, ne tenant plus, et là, allez savoir pourquoi, alors que le rythme ou l’intensité des contractions étaiient identiques, la sage-femme a voulu me garder Bref, ça reste finalement assez mystérieux et ce que j’en retiens, c’est aussi qu’il faut accepter de ne pas tout maîtriser!

  15. AHR dit :

    Si j’avais attendu que les contractions soient régulières et rapprochées, j’aurais accouché chez moi.
    Et en effet, c’est un truc complètement instinctif qui a déclenché notre départ à la maternité. J’avais eu des contractions, déjà. Aussi fortes, déjà. Mais là, c’était le moment.
    Mon fils est né 14 minutes après mon installation en salle d’accouchement.

  16. Elodie dit :

    Pour mon 1er, j’ai eu des contractions toutes les 7 à 10 minutes pendant 2 heures. Puis les contractions se sont arrêtées pendant 20 min. J’étais sur le point d’appeler ma SF et mon mari pour les prévenir que ça avait commencé mais de pas se presser. Puis j’ai eu un réflexe de poussée. Je me suis trouvée bien débile seule au milieu de mon salon avec la tête sur le point de sortir. Le truc c’est que mes contractions duraient 90 secondes depuis le début. Apparemment, ce petit détail était important.

  17. erulelya dit :

    C’est lors de mon troisième accouchement que j’ai su que c’était possible d’accoucher sans aucune contraction régulière, à la maison je n’avais pas très mal, les contractions étaient espacées dans une fourchette de 10 min à 30 min, j’ai même pu somnoler dans mon lit, mais à un moment j’ai ouvert grand les yeux en me disant « faut y aller tout de suite ». Je n’ai eu que des contractions à intensité variable, à espacement variable, mais trois heures après j’avais ma fille dans les bras.

    Si j’avais attendu que les contractions soient douloureuses, fortes et régulières à 2 min, je pense que j’aurais accouché dans le hall d’entrée.

  18. Mlle loutre dit :

    J’ai eu la chance d’être suivie par une sf adorable qui m’a dit et répétée de me faire confiance. Et quand une nuit je me suis levée et que j’ai vu que je saignais, je me suis sentie super sereine en me disant « c’est pour demain », ça s’est imposé à moi comme une évidence. Et effectivement les contractions ont commencé le lendemain matin et le soir notre fille etait là.

  19. Jnet dit :

    Maternité privée, ambiance très (très) médicalisée, mais j’y ai reçu cet excellent conseil (après nous avoir donné les espacements et indices « classiques »): « vous venez à la maternité dès que vous en avez marre d’être chez vous et/ou que vous êtes inquiète de quoi que ce soit. » Je précise bien que cela s’adressait à des femmes qui s’étaient inscrites dans une maternité médicalisée et qui avaient envie d’y accoucher (pas à des femmes souhaitant un AAD, évidemment !).

  20. Alex dit :

    Merci pour ce billet.
    j’ai accouché avec des contractions irrégulières mais intenses, du début à la fin, très loin de la progression « normée » qu’on entend sans cesse. Je ne savais pas que ça pouvait être « normal ». Alors oui, cela m’a aidé à vivre le travail, puisque je pensais que ce n’était que le « début » et que le pire était à venir mais j’aurais aimé savoir avant que cela pouvait se passer comme ça ! 🙂
    Les normes, c’est utile, mais ça ne reste que des normes, il est fatiguant de les voir sans cesse donnée comme règles absolues. On se stresse dès lors qu’on sort du cadre car notre bébé est en jeu, c’est dommage…

  21. speedy dit :

    Première grossesse dans une grosse mater. A chaque fois que je demandais « mais cela ressemble à quoi une contraction? », on me répondait « quand vous en aurez, vous saurez ». On fait mieux en terme d’accompagnement! D’ailleurs je n’ai jamais su ce qu’était une contraction, puisque cela s’est fini en déclenchement au cour duquel je n’ai jamais senti une seule contraction. Seul le gyneco a vu quelquechose sur ses tracés. Peut mieux faire pour faire confiance à son corps.
    Deuxième grossesse, j’ai décidé de faire confiance à mon corps, ma SF AAD me suit. Seule indication « appelle-moi quand tu as besoin de moi ». Bizarrement, je n’ai pas ressenti le besoin de savoir « à quoi cela ressemble une contraction » même si entre temps, j’avais trouvé quelques réponses dans les livres. Lorsque ces douleurs de règles dans les reins sont arrivées, j’ai finalement utilisé l’info de la maternité « toutes les 5 min » pour savoir que c’était bien « cela » des contractions, mais pas pour partir, juste pour savoir. Et j’ai utilisé l’indication de ma SF pour savoir quand l’appeler. Finalement, c’est bien mon corps qui m’a donné le signal de partir à la maternité, non pas sur un chiffre mais un sentiment de « ras le bol »

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