Passe-passe

Publié par 10lunes le 27 février 2014 à 15 h 34 dans Médias, Naissance, Non catégorisé, Pffffff

 

sleight-of-hand-generic-300p

Hier, le thème du dossier des Maternelles était « Accoucher sans péridurale ».

Plateau, quelques échanges tranquilles. Je lève un sourcil lorsqu’une des futures mères affirme Quand on est sous péridurale, on brise le lien établi depuis neuf mois entre une mère et son bébé.

J’espère qu’elle n’aura pas besoin d’une analgésie, bien cher payée si elle se vit comme une rupture du lien mère-enfant. D’autant qu’une femme dépassée par la douleur ne saurait être présente à son bébé.
Je ne vire pas de bord en faisant l’apologie de la péri mais je milite pour que les femmes aient le choix, pas pour qu’elles se sentent contraintes, encore moins coupables !

Mais ma ralerie va trouver un bien meilleur carburant quelques minutes plus tard.
Comme pour chaque émission, le thème est illustré par un reportage. On nous le présente ainsi : Comment se passe un accouchement sans péridurale. Nous avons suivi Sandra qui accouche pour la troisième fois sans péridurale.

On assiste au premier examen. Mathilde, la sage-femme, annonce Le col est postérieur, court, dilatable à 5 cm.
Plan de coupe, Mathilde explique qu’on va se donner un peu de temps… Mais une voix off précise Pour accélérer le travail, la sage-femme injecte de l’ocytocine à Sandra, une hormone qui agit sur les contractions de l’utérus.
On retrouve Sandra, toujours allongée, branchée à sa perfusion et au monitoring ; conditions optimales comme chacun sait pour bien tolérer les contractions, de plus renforcées par des hormones de synthèse.

Nouvel examen une heure plus tard. Sandra tente de se rassurer… là c’est bon, je suis à 8 cm ? Non on est à 5 /6 concède la sage-femme, en annonçant, grimace à l’appui, que l’étape suivante serait de rompre la poche des eaux.
Plan de coupe, Mathilde explique Y a un avant et un après la rupture de la poche des eaux. C’est quelque chose qui dans la plupart des cas augmente très fortement la douleur mais qui accélère le travail.

Retour en salle de naissance, Mathilde rompt la poche des eaux.
Plan de coupe, Mathilde : Comme prévu, les contractions se sont très très fortement amplifiées. Et là effectivement, elle avait très très mal.
La voix off précise En effet, les douleurs sont tellement intenses que Sandra rappelle la sage-femme.

La naissance aura lieu peu après.
Plan de coupe. Mathilde se réjouit : Quand des mamans accouchent sans péridurale, y a toujours un peu un moment de panique vers la fin, c’est très difficile de les accompagner. Là je sentais qu’il n’y avait aucune panique. Honnêtement chapeau ! Ça a été très beau très rapide, et franchement une gestion parfaite.

Pourtant les images diffusées ne suggèrent pas une femme heureuse et triomphante pour être allée au bout de son projet, mais une mère dépassée par sa douleur et sa solitude, peinant à réaliser l’arrivée de son enfant.

Ce n’est qu’un bref reportage, ce ne sont que quelques extraits. Rien ne prouve que l’interprétation que j’en fais est conforme à la réalité.
Mais…
Accoucher sans péridurale devrait d’abord se conjuguer avec le respect des processus physiologiques, sans interventions intempestives. Rien ne nous est dit pour justifier la perfusion ou la rupture des membranes. Peut-être étaient-elles nécessaires, mais l’absence d’explications laisse penser au spectateur que ces gestes sont indispensables pour tout accouchement.

Et puis surtout, accoucher sans péridurale ne peut pas, ne doit pas, se résumer à se passer d’analgésie.
Les femmes faisant ce choix souhaitent vivre leur accouchement en toute liberté, en laissant leur corps agir et les guider.
Elles acceptent en retour la puissance des sensations et émotions qui les envahissent mais à une incontournable condition : se sentir accompagnées et soutenues.

Tout sauf ce que ce reportage nous a montré.

 

 

29 commentaires sur “Passe-passe”

  1. soso dit :

    j’ai tiqué exactement sur les mêmes choses que toi
    et alors quand la présentatrice a dit que ça donnais envie je lui ai répondu qu’a moi pas (et pourtant ma 3eme est née sans péri)

  2. Anne dit :

    Oh moi aussi j’ai bondi quand j’ai vu passer la perf’ de synto avant une quelconque mobilisation ou changement de posture de la maman ! Même la rupture des membrane m’aurai paru plus logique en premier recours non ?
    Bref, j’accouche dans moins d’un mois, je veux me passer de la péridurale parce que je veux ressentir les choses vraiment après un premier accouchement par césarienne programmée mais je ne ferme pas la porte à la péridurale si vraiment je perd pied …

  3. leclercprof dit :

    après la semaine dernière où le reportage sur les accouchements aquatiques laissaient sous-entendre que le bébé risquait de se noyer … et où sur le plateau on nous expliquait que non mais que qd même d était tellement risqué un accouchement que tout au plus il y en a 15 dans l année dans la maternité oO

    franchement les maternelles, juste derrière c est allo Rufo … y a de quoi se pendre en une matinée !

  4. reinemère dit :

    Aïe,les accouchements dirigés sont de retour avec un vernis de faux respect de la physiologie!!!!Fuyons les maternelles et leur désinformation

    1. Anna dit :

      Ils sont « de retour », étaient-ils partis ? Si oui je ne l’ai pas remarqué…

  5. Blandine Marie Renee dit :

    les maternelles dans toute leur splendeur. Il n’y a RIEN à attendre de bon de cette émission.

  6. Je viens de regarder le reportage en replay, et moi qui dois accoucher dans 2 mois, ça m’a fait plus peur qu’autre chose. Effectivement, la maman clouée sur la table, l’injection d’ocytocine et le rupture de la poche des eaux, bien loin de ma vision de l’accouchement sans péridurale.
    Même si « accouchement sans péridurale » ne veut pas forcément dire « accouchement naturel » après tout…

  7. Luna dit :

    Ah! Je l’ai loupé, je l’attendais cette émission! Voir quelle bêtises ils allaient encore nous sortir… Décidément, les maternelles ne nous déçoivent jamais!

    1. 10lunes dit :

      Ben si, ça me déçoit ! J’aimais bien l’émission, j’y ai même participé plusieurs fois. C’était un lieu honnête qui remettait en question les discours ronronnants et informait vraiment. Je suis d’autant plus déçue quand leur présentation d’un dossier me parait erronée.
      Cela dit, à coté de baby boom et consort, c’est le top de l’info objective…

  8. Graytol dit :

    Je tiens juste à préciser que c’est bien beau et majestueux de ne pas vouloir de péri mais quand le placenta il sort pas et et que le gyneco doit faire une révision utérine = sortir le placenta en mettant la main dans l’utérus et donc ca signifie hemorragie et be la, la douleur elle est pas supportable du tout et donc les anesthésistes doivent en urgence piquer dans le dos pour faire une rachianesthésie ou carrément faire
    Une anesthésie générale si ça saigne trop alors que qques ml de produit réinjectés dans une péri auraient suffi… Donc réfléchissez à 2fois avant de pas vouloir de péri… Ou alors si vous voulez sentir et be on vous pose la péri mais tant que tout se passe bien, on n’injecte rien… Merci par avance pour les anesthésistes…

    1. Anne dit :

      Oh non par pitié pas ce genre commentaires sur ce blog …
      La révision utérine est elle systématique ? L’hémorragie de la délivrance inévitable ?
      Evidemment se sont des « risques » (mais qui sont parfois induit par la péridurale ou les hautes doses de synto qui lui sont associés il me semble …)
      Je suis désolée de ne pas vouloir faciliter de le boulot de l’anesthésiste, mais poser une péri sans produit ça n’est pas possible (ma SF me l’a bien dit, j’ai posé la question )
      Quand au risque de rachiesthésie voire d’AG, les femmes qui souhaitent accoucher sans péri en sont informées je pense, ne vous inquiétez pas …
      De plus, ma SF m’a bien dit qu’en cas de difficultés durant le travail ou elle sentirai le besoin d’intervention médicale (forceps ou césarienne …) elle n’hésiterai pas à me proposer la péridurale avant.
      Mais par pitié, évitez « le merci par avance pour les anesthésistes » on est à pas a leur service !

      1. Cécile dit :

        Je suis assez bien placée pour répondre à ce commentaire: j’ai accouché la semaine dernière sans péridurale (c’était mon choix), en arrivant le plus tard possible à la maternité pour éviter d’être bloquée sur la table. Après l’accouchement , qui s’est super bien passé (merci la sage-femme !) , il a fallu me faire une révision utérine: l’anesthésiste est venue me faire une rachianesthésie , dans le calme, pour pouvoir faire le geste technique sans trop de douleur pour moi. Comme quoi, ce n’est pas incompatible !
        J’en profite pour dire un grand merci à Dix-lune: c’est la lecture de ce blog qui m’a poussée à m’interroger sur les conditions de la naissance, et à choisir d’accoucher sans anesthésie. Bonne continuation !

      2. Fraissine dit :

        L’hémorragie de la délivrance est par définition imprévisible… Hier j’ai eu une patiente qui a saigné presque 2L et heureusement pour elle qu’elle avait une péri pque c’est bien beau decrire que la rachianesthésie a été faite dans le calme etc etc mais si ça se passe bien c’est bien mais si ça saigne bcp et be c’est l’anesthésie générale en urgence et vous ne le savez peut étre pas mais une AG qd on est enceinte et même juste après l’accouchement, c’est pas une partie de plaisir et on prend de gros risques d’inhalation… Alors quand vous mettez ‘par pitié ne mettez pas une péridurale juste pour faire plaisir à l’anesthésiste’ et be cest tout simplement de l’inconscience et ça me met hors de moi… Venez a la maternité faire un tour et nous en reparlerons… Bien sur que la plupart des accouchements se déroulent bien et heureusement mais ne faites pas lapologie du « sans péri » pque je trouve que ce n’est pas une bonne solution… Et la péri ne provoque pas d’hémorragie de la délivrance comme ça a pu être écrit…

      3. leclercprof dit :

        aurait elle perdu 2l avec un accouchement physiologique et sans péri ?

        on ne le saura jamais ….

      4. erulelya dit :

        J’ai eu une hémorragie de la délivrance après un accouchement sans péri où j’ai pu me mobiliser comme je voulais et sans aucune injection ni instrument d’aucune sorte. Pourtant ça n’a posé de problèmes à personne de faire une rachi en urgence, on m’avais bien informée de la procédure en cas d’urgence, des risques et de tout le reste. Mais sinon là où j’ai accouché on ne pose que des rachi pour tout le monde avec une pompe pour doser le produit en fonction de la douleur.

        Par ailleurs je ne vois pas pourquoi j’irais m’infliger une péri dont je n’ai pas envie pour faire plaisir à un médecin dont le job justement, c’est d’intervenir en cas de problème, et non « dans le cas potentiel et très rare où il y aurait un problème ».

        Non parce qu’à ce compte là, principe de précaution : déclenchement pour toutes à 37 sa, péri, synto et épisio obligatoires.

        Le choix bordel, LE CHOIX doit se faire en fonction de ce que veulent les femmes, et non au bon vouloir des médecins.

    2. Nebullae dit :

      Quand on sait que statistiquement les révisions utérine arrivent plus souvent chez les femmes ayant été couchées sur le dos en positions gynécologique (péridurale ou non) on peut peut être tout simplement s’interroger sur la façon dont on fait accoucher les femmes non ?
      M’enfin à ce compte là, il y a le risque de travail qui avance lentement, celui des forceps, d’hémorragie, de souffrance fœtale… etc… imposons la péri systématique ou la césarienne c’est plus sûr :/

    3. Zab dit :

      La péri ne présenterait donc aucun risque, aucune contre-indication ? Marrant, c’est pas du tout ce qui est écrit sur le formulaire qu’on doit signer avant d’en avoir une…

  9. Merci pour ce billet, je voulais regarder l’émission en replay, comme ça je suis prévenue (je vais quand même regarder pour me faire ma propre opinion mais cela me fera peut-être moins mal au coeur en le sachant avant). Quant au discours « avec péri la mère brise le lien avec son bébé », je sens la moutarde qui me monte au nez… Que cela me fatigue et m’énerve ce côté « l’instinct maternel », le « peau à peau juste après la naissance sinon le lien ne se fera pas », etc… Certes c’est super de favoriser les choses et je crois que le peau à peau et l’accompagnement d’un accouchement sans péri font partie de ce qui peut permettre à une femme d’accueillir son bébé dans les meilleures conditions mais par pitié, qu’on arrête de sous entendre un côté irrémédiable si c’est l’inverse qui se produit!!!!!!! J’ai accouché avec et sans péri (3 enfants) et franchement, j’ai beau être convaincue des bienfaits d’un accouchement physio et militer activement pour plus de respect et de choix des femmes, arrêtons de vouloir mettre tout dans des cases avec une liste « c’est meilleur » et « c’est nul » ! Après mes accouchements, traumatique ou au contraire faciles je n’ai pas systématiquement eu envie de prendre de suite mon enfant dans les bras. J’avais envie d’une pause, ou qu’on me serre moi dans les bras pour me réconforter de cette aventure, ou d’une tasse de thé bien chaude. Et donc ?! Mon bébé aurait pu être bien peinard dans les bras de son papa, plutôt que me le mettre de force dans les miens vu l’état dans lequel j’étais, pas sûr que c’était le mieux pour lui (mais bon comme c’est ce qu’on est sensé faire « 2h de peau à peau sinon… ») . C’est à croire qu’on n’accepte pas plus la différence entre femmes que dans une cour d’école…

  10. je me croyais etre la seule a penser comme vous mais cela me rassure !!
    je n’ai rien a rajouter !!

    si je fais un jeu sur mon blog, si cela tente quelqu’un , allez voir directement chez moi , il a lieu tous les mois et merci pour ton blog

    j’adore le lire ,tu ecris super bien , bisous
    frifricreations

  11. Pistouche dit :

    Dans une autre vie, je regardais souvent les Maternelles, je n’avais pas encore de bébé en route et j’y pensais doucement. Je me souviens de deux émissions : l’une sur le projet de naissance et l’autre sur l’accouchement sans péri justement. Je ne sais plus si on avait vu un reportage sur un accouchement, je ne pense pas. Je me souviens surtout de mamans qui expliquaient pourquoi elles avaient choisi l’accouchement sans péri et comment elles s’y étaient préparées. C’est ce que j’avais retenu. Et le moment venu, j’avais en tête qu’il fallait qu’il n’y avait pas qu’une manière d’accoucher et que ça valait la peine de se poser quelques questions pour se donner la possibilité de faire de vrais choix. C’était le début d’un cheminement vers l’aad. Me demande si cette émission est encore susceptible d’amener une telle réflexion aujourd’hui.

  12. Magali dit :

    La télé ou la radio se heurtent souvent à la difficulté de rendre compte des réalités multiples…. ou alors c’est juste de la paresse intellectuelle 🙁
    Ma réalité, c’est que je n’aurais même pas envisagé une grossesse si je n’avais pas eu les plus grandes assurances sur l’utilisation d’une péridurale lors de mon accouchement. Mon fils a 12 ans, j’ai accouché sous péridurale, avec monitoring et ocytocyne. Il n’y a pas eu de peau à peau, et je l’ai nourri au biberon… Nous avons eu, très vite, un lien très fort, merci 🙂
    Je suis aujourd’hui coach parentale et si je présente à mes clients les avantages de l’accouchement le plus naturel possible, de l’allaitement, du co-sleeping, de l’écharpe, etc… je prends toujours en compte l’histoire de la mère, ses envies et ses possibilités (et celles du père)… Sans l’existence de la péridurale, je n’aurais pas pris le risque d’un accouchement, et j’aurais loupé l’aventure de toute une vie… A côté de ça, une de mes amies a accouché en Australie il y a 4 ans et s’est plainte des pressions qu’elle a subies pré et post accouchement en faveur de l’allaitement par exemple

    merci pour ce blog qui m’apporte beaucoup
    Magali

  13. Marie-Véronique dit :

    comme d’habitude, ta réflexion est intéressante est bien écrite. Les commentaires aussi, et c’est un autre intérêt de tes billets. Mais ces commentaires démontrent aussi la méconnaissance de la physiologie, et la distance qui reste à parcourir pour les française pour se réapproprier leur pouvoir de femme, et le défaut de formation des sages-femmes françaises. Oui, c’est important d’avoir le choix de son accouchement et la possibilité de se l’approprier, mais « se préparer à l’accouchement sans péri »… cherchez l’erreur, mon coeur de sage-femme est affligé… On a assisté progressivement à un tel changement de culture qu’il est difficile maintenant pour le public comme pour les sages-femmes de se rappeler que l’accouchement est juste le processus physiologique auquel abouti la grossesse, qui avait elle-même juste commencé par un acte sexuel.

    1. Anna dit :

      Je trouve surtout ça dommage parce qu’on ment aux femmes en leur faisant compter sur la péri sans aucune préparation à la douleur. Le jour J il peut y avoir des contre-indications (problèmes de dos, fièvre…) ou un autre problèmes (anesthésiste pas dispo, péridurale qui ne fait effet que d’un côté…)
      Une femme à qui ça arrive alors qu’elle était « sûre d’avoir sa péri » peut difficilement faire autre chose que paniquer, lutter, bref le vivre mal.
      Si on était honnête avec chacune, si on disait qu’on n’est jamais sûre d’avoir une péridurale efficace, les femmes qui la souhaitent seraient plus à même de se préparer à s’en passer en cas de pépin et donc de mieux le vivre si le pépin arrive.

  14. Didi dit :

    Je n’ai pas vu l’émission et donc je ne devrais rien dire mais juste une petite réflexion : les maternelles ont montré ce qui se passe dans la quasi totalité des maternités. Il aurait sans doute été intéressant d’ouvrir la discussion pour montrer que d’autres voies sont possibles. Mais montrer un accouchement « parfait » c’est mentir car le jour de l’accouchement il y a peu de chance d’être bien accompagné car le personnel n’est pas prêt à ça et manque de temps de personne et de formation.

    1. 10lunes dit :

      C’était un peu l’antithèse de la perfection… mais je pense que je n’aurais pas réagi par un billet si un sous titre ou un commentaire avait souligné que les conditions n’étaient pas « optimales ».
      Là, on avait juste le sentiment d’une pub pour la péri genre vous voyez bien que c’est vraiment difficile quand on en a pas.

  15. lolo15 dit :

    Bonjour

    Je n’ai pas vu le reportage mais en lisant ton comte-rendu je suis frappée par le nombre de mots concernant la vitesse : accélérer, accélère, « très rapide »

    Alors pourquoi les SF veulent-elles que ça aille « vite » ???
    Peur de la souffrance foetale?

    (suis intéressée par le sujet pcq pour moi il y a eu 44 heures entre les 1res contractions et la délivrance dont 15 heures pour passer de 3 à 10)

    1. Nebullae dit :

      Les protocoles. La dilatation doit être d’un centimètre par heure, la poche des eaux rompue à 5cm de dilatation et l’expulsion doit avoir lieu 20 minutes après dilatation complète. Il faut libérer les salles pour les accouchements suivants et la plupart du temps il y a une SF pour 3 parturientes donc pas le temps de chômer !

  16. Miette dit :

    Ce qui me désole dans tout ça, c’est la pose d’une perf d’ocytocine et la rupture provoquée de la poche des eaux… C’est clair que dans ces conditions, il devient difficile de se passer de la péridurale. Le problème dans tout ça, c’est qu’on médicalise les accouchements (car celui-ci est bien loin d’être un accouchement physiologique). Quel intérêt dans ce cas de poser une perf de l’ocytocine et de rompre la poche des eaux ?

  17. Virginie P dit :

    Ouah ouh ! ou  » comment convaincre les femmes d’acoucher avec la péridurale ! « , perso, pour moi, un accouchement sans péridurale, c’est d’abord une bonne voire intense préparation (plusieurs semaines avant), un très bon accompagnement (sage femme, le papa voire d’autres personnes proches), et bien sûr le respect de la physiologie d’un accouchement eutocique, tout l’inverse du reportage… et bien sûr que les femmes qui n’ont pas ces trois conditions ont besoin d’une péridurale !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *