Je ne tendrai pas l’autre joue

Publié par 10lunes le 25 janvier 2014 à 15 h 01 dans Médias, Profession sage-femme

 

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Les sages-femmes sont mobilisées depuis trois mois. Les débats au sein même de la profession sont vifs. Si tous souhaitent une meilleure connaissance et reconnaissance de nos compétences, les moyens pour y parvenir divisent.

Le recours possible à une sage-femme est méconnu. Nous avons toutes entendu ce genre de questions lors d’appels pour une prise de rendez-vous « Si vous suivez ma grossesse, faudra que je vois le médecin pour les prises de sang ? Si je viens vous voir en consultation, est ce que je serai remboursée ? Vous pouvez poser mon stérilet, mais qui va me le prescrire ? Je dois demander une ordonnance à mon gynéco pour venir chez vous? …

Certaines sages-femmes aimeraient que la sage-femme soit la porte d’entrée unique du parcours de soin génésique. D’autres, dont je suis, demandent simplement que nous soyons clairement identifiées comme l’une des portes d’entrée.
Il ne s’agit pas d’étendre nos compétences – nous les avons, de nous en donner le droit – nous l’avons. Il s’agit « juste » d’informer les femmes de la possibilité de consulter sage-femme, médecin généraliste ou gynécologue.

Je suis de ceux qui pensent que les professionnels de santé, tous métiers confondus, peuvent travailler ensemble, dans la complémentarité, la synergie, le respect mutuel et une vision commune du soin. Dans mon quotidien, ça marche – presque toujours – comme ça.
Et je veux croire que, pour le plus grand bien des soignés, soignants, pouvoirs publics, institutions partagent ce point de vue.

Et puis certaines nouvelles viennent sacrément entamer ce que d’aucuns qualifient d’optimisme béat.

La notice d’information* de l’ANSM sur la contraception eostroprogestative annoncée ici en fait partie.
En première page, tout va bien, nous ne sommes pas oubliées : Ces médicaments sont prescrits par un médecin ou une sage-femme.

Mais ça se gâte tout de suite après ; morceaux choisis :
– L’apparition ou l’aggravation de maux de tête doit impérativement être signalée à votre médecin prescripteur.
– Tout effet indésirable apparaissant après la prise de pilule doit être signalé et discuté avec votre médecin.
– Dans ces cas, appelez ou consultez immédiatement votre médecin traitant, le médecin prescripteur ou le pharmacien. Si ce n’est pas possible, appelez le SAMU-Centre 15 ou présentez-vous au service des urgences d’un hôpital ou d’une clinique.
– Si vous identifiez l’une des pathologies ou facteurs de risque décrits dans cette fiche, chez vous ou chez un membre de votre famille, signalez-le immédiatement à votre médecin traitant et/ou à votre gynécologue ou à votre pharmacien.
– Si une nouvelle maladie est survenue chez vous ou chez quelqu’un de votre famille depuis la prescription initiale, vous êtes invitée à le signaler à votre médecin traitant et/ou à votre gynécologue sans tarder car des précautions d’emploi ou des contre-indications peuvent alors exister.

Vous le voyez le blème ?
La formulation de l’ANSM laisse pense que tout incident, toute suspicion de pathologie, toute contre-indication ne méritent pas d’être signalés à la sage-femme prescriptrice.

Eux médecins garants de la santé des femmes, moi gentille sage-femme distributrice de pilule bonbons colorés.

Trois mois de grève, deux manifestations, de multiples réunions et groupes de travail (qui se divisent en sous-groupe puis en sous sous-groupe histoire de bien nous user)
J’ai beau faire partie de la frange modérée, vous la voyez ma colère là ?

 

 

Complément d’info 
On me dit dans l’oreillette que les réponses aux questions ne sont pas forcément connues de tous…
Si vous suivez ma grossesse, faudra que je vois le médecin pour les prises de sang ? Non , la sage-femme les prescrira elle même
Si je viens vous voir en consultation, est ce que je serai remboursée ? Oui, à 70 % ou 100 % pour la plupart des actes concernant la maternité
Vous pouvez poser mon stérilet, mais qui va me le prescrire ? La sage-femme peut le faire
Je dois demander une ordonnance à mon gynéco pour venir chez vous ? Non, sauf quand c’est un médecin (gynéco ou généraliste) qui vous adresse à la sage-femme pour un suivi de grossesse pathologique ou pour une rééducation périnéale ( la sage-femme peut aussi la prescrire elle même en consultation postnatale)

 

58 commentaires sur “Je ne tendrai pas l’autre joue”

  1. axyzt dit :

    J’ai une question pour vous : ne pouvez-vous pas lancer une campagne de communication visant à faire la publicité de vos compétences et de vos attributions telles que reconnues aujourd’hui par la loi ?

    Je sais que vous exercez une profession de santé, réglementée, avec un ordre des sage-femmes qui détient un pouvoir disciplinaire sur vous pouvant aller jusqu’à l’interdiction d’exercer.
    (En passant, en tant que salarié du privé, cela me surprend beaucoup, je n’aimerais pas du tout avoir un conseil de l’ordre des mécaniciens qui aurait le pouvoir de m’interdire de travailler).
    De plus, votre code de déontologie vous interdit de faire de la publicité, si je ne me trompe pas.

    Pourquoi est-ce que vous (les sages-femmes) n’essayez pas de lancer une campagne marketing visant à *expliquer* aux femmes qu’elles peuvent vous consulter pour ?
    Je me doute qu’individuellement ce serait un gros risque, mais je suis surpris que l’ordre des sages-femmes, justement, ne fasse pas ce genre de communication.

    1. Anonyme dit :

      Est ce que les gens ne pourraient pas faire ces recherches eux même ! Comme dans beaucoup d’autres pays ou chacun se prend en charge sans TOUJOURS avoir ce besoin d’assistanat BEAUCOUP trop présent en France !!!

  2. axyzt dit :

    Je ne vois pas le rapport. De toute évidence, si les femmes consultent aujourd’hui leur généraliste (OK) ou un gynécologue (pas bon pour la sécurité sociale), plutôt qu’une sage-femme, c’est en bonne partie parce qu’elles sont insuffisamment informées.

    1. Anonyme dit :

      Certes, mais ce genre d’information doit venir de l’état ! (y’a un ministère fait pour ça, il a qu’à s’activer…)
      Alors NOUS, personnels médicaux et paramédicaux, faisons notre boulot, y compris de prévention, mais on va pas sonner dans les foyers pour leur dire qui et quand consulter !
      Et si on y regardes de plus près je suis sûre que ces infos sont déjà sur internet : A CHACUN DE S’Y INTÉRESSER, sinon subissez en silence votre ignorance svp, sans râler (encore !!!)
      Comment croyez vous qu’ils font pour s’informer dans ces fameux autres pays auxquels je faisais référence !?

      Toujours ce besoin de rejeter la faute sur les autres… ASSEZ ! Au départ, n’oublions pas qu’il s’agit de VOTRE santé !
      et évidement je ne parle pas que des grossesses, mais de la santé en générale : sérieusement, ne serait ce que pour vos vaccinations, j’espère que vous n’attendez que votre médecin vous rappelle au bout de 10ans pour faire un rappel… remarque ça explique le retour de pas mal de maladie jusque la soit disant éradiquée…

      En conclusion je dirais que l’information ne doit pas toujours venir des autres, vous pouvez les chercher vous même ! (internet n’est pas juste un réseau de « chat »)

      1. axyzt dit :

        Vous avez une attitude qui me semble incohérente.
        D’un côté vous expliquez que c’est à l’état de se charger de communiquer sur le rôle des sages femmes, de l’autre, vous dites que c’est aux patients (aux patientes, dans le cas qui nous concerne), de s’informer.

        Votre référence aux autres pays me semble un peu simple. Le seul pays – car vous avez de toute évidence plus voyagé que moi – dont je puisse parler sont États-Unis, où les professions médicales ont le droit de faire de la publicité. Et on voit de la publicité pour les dentistes exactement comme pour les pizzeria. Est-ce que c’est mieux que chez nous ? Je pense que oui sur certains aspects, de là à dire que « dans les autres pays » les patients sont tous parfaitement informés et qu’il n’y a que chez nous qu’ils sont passifs, je pense qu’il y a un pas que la logique ne vous permet pas de franchir.

        Enfin, merci de vous soucier de *mon* besoin de rejeter la faute sur les autres, c’est ma première intervention sur ce weblog et je ne pense pas que nous nous connaissions par ailleurs. Je suis un homme, donc naturellement pas un client fréquent des praticiens de votre branche, et pourtant je suis suffisamment informé des attributions des sages-femmes. Par contre, en discutant avec mon entourage, je vois clairement que peu de gens semblent être au courant desdites.

        Vous insinuez que ces gens devraient faire l’effort de s’informer. Je suggère que s’ils ne sont pas informés, il est de votre intérêt professionnel, ainsi que de l’intérêt des finances de l’état et de la santé publique, de les informer. D’où ma question, naïve, à laquelle vous n’avez pas répondu : pourquoi ne pas faire une campagne de communication ? Je pense qu’à titre individuel cela vous est interdit, mais ne serait-ce pas le rôle du conseil de l’ordre des sages-femmes ?

        Quand on a un produit sur le marché que la clientèle ne connaît pas, il faut le lui faire connaître…

      2. Laurence dit :

        C est seulement un manque de moyens. Les dentistes et les kinés ont communiqué mais ils sont beaucoup.plus nombreux que nous. Nos syndicats pourraient se charger de lancer une campagne de com: presse ,radio etc mais nous sommes trop peu nombreuses ,et trop peu d entre nous sont adhérentes d un syndicat professionnel qui pourtant se démène actuellement pourr faire reconnaître la profession. Mais les caisses sont vides ,il a fallu payer les autocars pour acheminer les manifestants à Paris lors des manifestations d octobre et novembre .
        Il nous faudrait des sponsors ou bien lancer une souscription auprès de nos patientes qui nous apprécient 😉
        En tous cas ,monsieur le mécanicien ,merci de vous intéresser à nous ,et de poser une question pertinente. Car tout est dit . Les femmes ne connaissent pas notre rôle ,l idée qu on se fait de notre profession est très réductrice , c’est l accouchement, pour le reste ,le mouvement actuel relayé dans la presse à ouvert les yeux à de nombreuses personnes , mais pour combien de temps?

      3. Anonyme dit :

        Visiblement on pisse dans un violon quand on essaie de se faire comprendre et d’AUTONOMISER les gens

        Avec des mots simples : l’Etat met en place les campagnes de prévention. (ils peuvent me filer la tune et je m’en charge mais pour l’instant j’ai pas les moyens hein, parce que c pas gratuit…), et les gens, le peuple s’y INTÉRESSE !!!!

        Le peu de campgane faite par l’état se sont de toutes façons révélés inefficaces : les antibio, la contraception, la prévention des cancers du côlon ou du sein (ces derniers sont relatif car vive l’assistanat, vous recevrez un courrier pour vous dire de vous inquiéter…)

        Mais bon vous avez raison, ne faites pas de recherches, restez dans votre ignorance, et quand vous aurez besoin nous serons la de toute façon…

      4. Nebullae dit :

        Je trouve votre attitude méprisante, et pour un soignant c’est déjà une belle preuve de professionnalisme…

  3. Sophie Goyet dit :

    En réponse à axyzt:
    Les services fournis par les sages-femmes ne sont pas un ‘produit’ comme un autre. L’exercice des sages-femmes est très réglementé.

    Les sages-femmes libérales n’ont pas le droit de faire de la publicité pour se faire connaitre (sauf un article dans le journal local au moment de l’ouverture de leur cabinet, si je ne me trompe pas).

    Les sages-femmes n’ont pas les moyens de financer elles-mêmes une campagne d’information nationale.

    S.G.

  4. Anonyme dit :

    C’est à cause de gens comme vous que la santé devient un produit marketing !!

    Vous avez lu votre derniere phrase !!!
    Nan mais on parle de SANTÉ la, pas de la dernière console de jeu sur le marché !
    ET NOUS NE SOMMES PAS DES PRODUITS !!!! Ni une profession nouvelle en l’occurrence !

    Je me prend suffisement la tête au quotidien avec le même genre de personne que vous, la je suis en repos, alors je vais m’accorder du répit et vous ignorer…

    1. ES dit :

      Je ne sais pas qui est « Anonyme », mais franchement, le ton de ces messages fait vraiment penser à un troll (ou à quelqu’un de particulièrement aigri et agressif…)

  5. 10lunes dit :

    Même en lisant trois fois, je pige pas qui répond à qui et qui s’énerve sur quoi…
    Mais j’aimerais que le blog reste un lieu d’échanges respectueux…
    Si je puis donner mon opinion en répétant ce qui a déjà été dit :
    Les SF n’ont pas le droit de faire de la pub (comme toutes les autres professions de santé !) sauf une campagne générale pour la profession, campagne que personne n’a les moyens de financer (20000 SF en France, à comparer au coût d’une campagne publicitaire nationale).
    Pour aller chercher une info, sur le net ou ailleurs, il faut avoir conscience qu’elle nous manque…
    Pour l’instant, les SF communiquent à la hauteur de leurs moyens…Et les réseaux sociaux nous sont d’une grande aide.
    Mais l’impact de certaines informations « officielles », telle la plaquette citée dans cet article reste forcément très négatif.

    1. axyzt dit :

      J’avoue que j’ai du mal à comprendre pourquoi je me fais agresser, mais j’ai l’habitude des forums sur Internet et il faut plus d’une personne agressive et incohérente pour me détourner d’une question qui m’intéresse.

      Merci à vous pour votre réponse, et vous me pardonnerez de vous avoir fait répéter. Même si j’ai lu une bonne partie de vos messages, et que je m’intéresse à votre profession, je ne suis pas un spécialiste du domaine… comme la majorité des citoyens français, par ailleurs.

      Je sais bien que les sages-femmes n’ont pas le droit de faire de publicité à titre individuel (ce qui me semble d’ailleurs un peu discutable). J’ignorais qu’une campagne générale était au-delà de vos moyens. Je pense que c’est pourtant de cela qu’il y aurait besoin…

      Les campagnes d’information officielles m’ont l’air de vous desservir – la plaquette de cet article, et d’autres. J’imagine que le nombre des gynécologues (qui sont vos *concurrents* sur une bonne partie de leurs activités) par rapport au nombre de sages-femmes explique que les gouvernement successifs aient tendance à vous défavoriser ?

      Merci

      1. Finlandaise1 dit :

        Cette discussion est très intéressante !
        Perso, je pense qu’au-delà des questions financières et de communication, il y a un problème culturelle. J’ai eu mes quatre enfants en France, et j’ai vraiment l’impression que la culture obstétricale française est effectivement coûteuse pour la sécu (surtout les simples examens de routine par des médecins spécialistes dont la bonne moitié sont des pervers), mais aussi masculiniste, paternaliste, autoritaire, hiérarchique, ringarde, infantilisant, etc. Pourquoi ? Parce que la majorité des Françaises sont demandeuses de ce paternalisme (attention, je ne veux pas généraliser, disons c’est le cas des 3/4 des femmes, surtout dans les classes moyennes…).
        C’est hallucinant de voir comment ces Françaises sont prêtes à accepter vraiment n’importe quoi une fois qu’elles sont enceintes, vu que la grossesse est avant tout perçue comme une maladie. Le « gygy » est comme une sorte de demi-dieu, une figure paternelle adorée.

        C’est là à mon avis, le problème culturel. La Française avec son « gygy », c’est comme le bûcheron de la Laponie profonde avec sa bouteille d’eau de vie. A la base, il y a des décennies, voire des siècles de mauvaises habitudes de pensée, et à un moment donné les conditions sont réunies pour que ça devienne une addiction collective difficile à enrayer. On peut toujours demander des moyens, des campagnes d’info etc, mais ce n’est pas ça qui va faire disparaître un problème de mentalité du jour au lendemain.

      2. pétrolleuse dit :

        La moitié des gynécologues sont des pervers et 3/4 des femmes françaises sont des connes. Merci pour cette intéressante contribution au débat! Et sinon, un peu plus de nuance (et d’intelligence…) dans vos commentaires, c’est possible ou pas?

      3. Anonyme dit :

        Elle a pas dit conne mais assistée et malheureusement c vrai ! Il faudrait déjà arrêter de croire qu’être enceinte c être malade… comment dire : on ne choisit pas d’être malade, avoir un enfant si, alors si certaines considèrent la grossesse comme une patho, mieux vaut qu’elles évitent…

        Et l’assistanat est trop présent en France, qu’il s’agisse d’une grossesse, d’une maladie ou de n’importe quoi d’autre ! C un vrai problème et ne me faites pas croire que je le suis la seule a le penser…

      4. Finlandaise1 dit :

        Désolée Petrolleuse, mais je n’ai pas dit des « connes ». Je n’aime pas ce mot, c’est un peu trop vaste. Une personne « conne », c’est quelqu’un qui ne comprend rien à rien, et c’est justement ce que je n’ai pas dit. Ce que je veux dire, c’est que les 3/4 des Françaises que je connais, sont très intelligentes et exigeantes dans pratiquement tous les autres domaines et savent se faire respecter, mais une fois enceintes, hop, allez savoir ce qui se passe. C’est parfois déroutant de voir un tel changement.
        Et désolée aussi pour le manque de nuance, c’est fatiguant de dire des choses qu’on ne pense pas juste pour avoir l’air plus gentil.

      5. petrolleuse dit :

        @Finlandaise1, La faute aux hormones, sans doute…

      6. axyzt dit :

        J’ai l’impression qu’on a deux problèmes assez sérieux : d’une part, comme vous l’indiquez, le fait qu’on considère la grossesse comme étant une maladie qui nécessite des soins. Cela explique, je pense, que les femmes enceintes soient aussi soumises au corps médical (dont l’utilisation de l’argument d’autorité fait office d’argumentation), ainsi que les difficultés à pousser l’accouchement physiologique, l’accouchement à domicile, …
        Le deuxième souci à mon sens découle de notre sécurité sociale, qui a de nombreux avantages par ailleurs : lorsque je suis malade (cf. problème précédent), je veux les meilleurs soins possibles, prodigués par les meilleurs praticiens possibles. À défaut de pouvoir effectivement évaluer la qualité des soins et la compétence des praticiens, je choisis le plus cher.
        C’est pour cela, j’en ai peur, que beaucoup de gens choisissent d’aller voir un gynécologue alors qu’il n’est nul besoin de ses compétences spécifiques et de sa formation poussée.

        La raison pour laquelle je m’intéresse à la situation des sages-femmes n’a rien de personnel : je ne connais personne même dans mon entourage éloigné qui exerce cette profession. Par contre, comme tous les salariés français, je paie les soins qui sont « consommés » par nous tous, et l’intérêt général voudrait qu’on maximise le « service médical rendu » par euro dépensé. Ce qui s’obtient en faisant en sorte que les consultations médicales soient assurées par des praticiens aussi peu payés que possible à un niveau de compétence donné, c’est-à-dire en ne faisant jamais appel à une personne sur-qualifiée. Donc sage-femme plutôt que gynécologue, dentiste plutôt que stomatologue, généraliste plutôt que spécialiste, …
        Et le pire, c’est que je ne suis pas sûr qu’on y perdrait en qualité… j’ai entendu quelques histoires à dormir debout concernant les gynécologues.

        Pour en avoir un peu discuté autour de moi, j’ai tout de même l’impression que de nombreuses femmes ne sont pas prêtes à consulter quelqu’un d’autre qu’un gynécologue, même si c’est uniquement pour une consultation de renouvellement de contraception, parce qu’elles ne veulent pas avoir quelqu’un de « moins bon » qui fait des choses « moins bien ».

      7. chouke dit :

        Bien d’accord avec vous!

  6. -Elodie- dit :

    Wouhaou, pour une fois que quelqu’un « d’extérieur » s’intéresse et pose des questions, il se fait sacrément rembarrer! Ça donne pas super envie de s’intéresser…
    Je trouve qu’axyzt a des questions pertinentes, inutile de l’agresser.
    La réponse ayant été donnée pour la publicité, je me permets de répondre à la dernière question: il y a en fait moins de gynécologues que de sages femmes, mais dix fois plus de médecins (toutes spécialités confondues) que de sages-femmes, et ils occupent une position forte, y compris gouvernementale et législative. Ils tiennent les rênes à tous les niveaux.
    A cela s’ajoute le fait que la profession de sages-femmes soit quasi exclusivement féminine et qu’il semble plus facile de faire pression/faire taire/faire culpabiliser les femmes que les hommes…

  7. Anonyme dit :

    J’admets être un peu agressive, mais il serait bon que les gens admettent aussi qu’ils sont responsables de leurs ignorances et faire en sorte de les combler, notemment grâce à internet, et dans notre domaine chez son médecin traitant (qu’il a aussi fallu rendre obligatoire grâce à un monnayage… pour leur propre intérêt !! Encore une fois = assistanat !)

    Ceci dit pour prouver à quel point c facile, Google a trouvé la réponse à ses questions en qlq secondes…:
    http://m.vosdroits.service-public.fr/particuliers/F16225.xhtml

    Et je pense que le site ServicePublic regorge d’un tas d’info pertinente pour notre quotidien

    Encore faut il s’y intéresser (on tourne en rond la non !? Paraît que la répétition est l’art de la pédagogie… heureuse de pas être prof !!)

    1. Anna dit :

      On t’a déjà fait une très bonne objection, Anonyme : pour se renseigner, encore faut-il être conscient d’un manque d’information. Tu ne feras pas boire quelqu’un qui ne sait pas qu’il a soif.

      1. Anonyme dit :

        Bah ok ne nous posons aucune question et restons bête ignorant et stupide ! C tellement plus facile de se laisser assister…

      2. Anonyme dit :

        Et SI dans mon métier je fais boire les gens qui n’ont pas conscience de leur soif (avec explications bien sur !)

      3. Anna dit :

        « Avec explications », donc vous leur faites prendre conscience de leur soif, CQFD.

      4. Anonyme dit :

        NON je leur explique l’importance de l’hydratation, sensation de soif ou non

  8. chouke dit :

    @Anonyme, comment faire des recherches quand tu ne sais pas que les choses peuvent exister. En france, comme en Belgique francophone, les gens sont persuades que les seuls capables de suivre une grossesse +accouchement sont le gynéco-obstetricien. Ils croient même pour la plupart que les sage-femmes en salle d’accouchement ou en suite de couches sont des infirmières. Quand on ne sait pas, on ne peut pas deviner…C’est pour cela que de vraies campagnes d’information seraient interessantes, si tant est que le lobby des medecins ne tentent de desinformer ces campagnes…

    1. Anonyme dit :

      Quand une femme apprend qu’elle est enceint elle le sait à ce moment la, donc si elle se pose des questions elle fait comme j’ai fait pour obtenir le lien plus haut
      J’ai juste été sur Google et écrit « qui quand consulter grossesse »

      Je ne dit pas que les gens doivent avoir la science infuse mais quand un problème se présente à eux ils peuvent chercher par eux même la solution… (ça ne vaut que modérément dans le milieu médical mais la on discutait de qui consulter à quel moment, évidement sur une maladie (la grossesse n’en est pas une bien sur!) c différent)

      Visiblement je suis la seule a penser comme ça, je trouve que c dommage mais ça explique pas de défaillance de notre système (du coup je ne mettrais plus tout sur le dos des hautes sphères, puisqu’individuellement personne ne consent à faire des efforts…)

      1. chouke dit :

        Crois tu franchement que la plupart des femmes enceintes consultent internet? D’abord il faudrait qu’elles l’aient toutes.
        Pour la plupart, on en discute avec son entourage et on fait comme la copine (ou la soeur) a fait, et comme ce n’est pas le gynéco qui va t’éclairer plus que ça! Et pour beaucoup de femmes et de couples (car tous les papas ne suivent pas)hors du sacro-saint obstetricien sans qui nous risquons notre peau, bebe et moi, et ben on veut pas. La sage-femme, elle est bien gentille, mais en fait ce n’est qu’une assistante…

      2. Anonyme dit :

        Évidement si tu considères la sage femme comme une simple assistante…(!!!)
        C seulement 5ans d’études universitaires mais bon…

        Ça, ça ne te choque pas 10lunes !?!

      3. Anna dit :

        Chouke n’exposait pas son propre point de vue mais celui qu’on se forge très facilement si on ne va pas chercher plus loin que ce que racontent les copines et les frangines et le gynécobs.
        C’est facile pour toi de penser en dehors de la boîte, tant mieux pour toi, vraiment ; mais ça ne l’est pas pour tout le monde.

  9. XxX dit :

    Bonjour.

    Je me permets de prendre part à la discussion. Je lis régulièrement le blog et les différents textes m’ont permis de prendre conscience du rôle -ou plutôt des rôles- que pouvait avoir une sage-femme, en-dehors d’une salle d’accouchement.

    Car ce n’est pas en accouchant 3 fois que l’on m’a expliqué ces rôles, ni proposé un quelconque accompagnement par elles (c’est le médecin traitant que j’ai vu à chaque fois en premier lieu avant même d’envisager la grossesse).

    Ce n’est justement pas lors de mon tout premier souhait de grossesse que l’on m’a parlé d’un éventuel suivi par une sage-femme.

    Ce n’est pas lors de mes sorties de maternité avec ma petite ordonnance de rééducation périnéale, et/ou d’abdos, que l’on m’a informé qu’une sage-femme pouvait prendre en charge cette rééducation.

    Ce n’est pas chez une sage-femme que ma mère m’a conduit la toute première fois (avant ma toute première fois ^^). Mais à cette époque, je ne sais même pas si ce débat existait déjà…

    Et pour finir, sachant que mon village actuel est dans une zone blanche concernant internet (sauf quelques privilégiés dont je fais partie, question longueur de lignes, tout ça… bref…), et que d’autres femmes sont certainement dans mon cas concernant la non-information du métier de sage-femme, je ne vois pas bien comment elles peuvent avoir accès à des infos relativement rares et bien cachées (car quand une voisine me dit ne pas connaître Le Bon Coin car n’ayant jamais eu à disposition internet, je ne vois pas bien comment elle pourrait connaître le blog de 10 Lunes ou tout autre site traitant de ce sujet…).

    J’ai été bien longue, mais j’avoue que l’avis d’Anonyme m’a interpellée dans le sens où bien que je sois ouverte d’esprit et curieuse, c’est seulement à 35 ans, en lisant un blog virtuel d’une personne inconnue, que je vais me renseigner pour avoir un autre type de suivi qui j’espère sera plus à même de me satisfaire.

    Merci 10 Lunes pour ton blog. Je n’avais jamais participé, mais je te lis depuis très longtemps. Mon homme lui-même est sceptique quand à mon idée de voir une sage-femme pour mon suivi gynéco : « et tu iras voir quand même le gynéco de temps en temps, hein ??? » et à mon avis, je vais encore passer pour une extraterrestre auprès de mon entourage le jour où j’en parlerai (comme les couches lavables, tout ça tout ça…).
    Juste une question 10 Lunes : où peut-on trouver une liste des sages-femmes par secteur/commune ? J’en ai bien trouvé quelques-unes dans les pages jaunes mais elles ne semblent pas être au complet. Et sur le site de l’ordre des ages-femmes ( 🙂 Anonyme), je certainement mal cherché, mais je n’ai pas trouvé. Merci d’avance pour les infos que tu pourras me donner.

    Désolée pour le pavé.

    1. Anonyme dit :

      Permets toi de répondre, au contraire !
      Effectivement le manque d’Internet ne m’avait pas tapé à l’œil en bonne citadine que je suis !
      Pour ce qui est de tes grossesses précédentes ton médecin aurait dû t’en faire part (mais il y en a peu qui savent vraiment parler… autre problème !). Ceci dit (je persiste et signe) puisque tu as la chance d’avoir internet, tu aurais pu faire cette recherche, mais tu t’es contentée de faire ce qu’on te disait, d’aller la ou on te guidait… alors j’aurais tendance à dire : torts partagés ! De plus, les mairies sont la pour ça aussi ! D’ailleurs c sûrement la que tu trouveras toutes les SF de ton secteur (ou la préfecture je suis pas bien sûre… si l’ordre des SF est comme celui des infirmiers cad payant, c normal qu’elles n’y soient pas toutes – payer pour travailler cte blague !!)
      En tout cas des mairies y’en a partout !

      Imagines le nombre de personnes qu’on voit défiler dans nos métiers, le manque cruel de connaissance des gens sur la santé, de tout ce que nous devons sans arrêt répéter…

      Et de façon plus personnelle, nous avons le même âge (si l’âge que tu as précité est ton âge actuel ;)) : a 15ans j’allais seule à la PMI auprès de SF faire mon suivi gyneco : pilule, frottis, etc. Je n’avais pas internet, aucune notion du métier et je n’ai pas non plus demandé à ma mère ou mon médecin. Tu sais comment j’ai su que ça existait : en lisant les brochures municipales ! Dingue non…

    2. 10lunes dit :

      Pour trouver une sage-femme libérale ? Ben y a pas mieux que les pages jaunes… normalement, elles y sont toutes (puisque c’est le seul moyen de se faire connaître…!) Mais il n’y a pas de SF dans toutes les communes.

      1. XxX dit :

        Ok, merci ! 😉

  10. XxX dit :

    Perso, ce n’est pas à l’obscure vieux garçon secrétaire de mairie que j’irais demander ce genre de choses, car sorti des droits de pêche et des réservations de hutte de chasse, doit pas y connaître grand-chose le gaillard… Non, j’déconne ! Enfin si peu…

    Enfin bref, je crois que n’importe quoi qu’on dise, on aura toujours tort. Toujours est-il que si je me renseigne pour trouver une sage-femme, c’est parce qu’à la limite, maintenant, je me dis que ça doit être sympa, mais ça ne m’a aucunement manqué par le passé, et donc je rejoins les autres personnes à ce propos. Pourquoi chercher quelque chose quand ce que j’ai me convient. Il est bien mon gynéco en fait, il a mon âge, sympa, pépère tranquille je pourrais même dire, je l’ai gardé parce qu’il a été d’une grande humanité lorsque je l’ai rencontré pour mon img. Je voulais changer parce que je ne l’avais pas vraiment choisi, il était juste de garde ce jour-là. Et il ne dépasse même pas les honoraires. En fait, si ses plages de consultations n’avaient pas été uniquement le mercredi, avec un hôpital un poil loin, un parking surchargé et surtout un lieu qui ne me rappelle pas que des bons souvenirs, eh bien je n’aurais même pas cherché à voir si l’herbe était plus verte ailleurs.
    Je vais donc me renseigner si une sage-femme, voire même un homme sage-femme pourquoi pas, se trouve dans mon secteur et puis on verra.
    Maintenant, comme je l’ai dit, je suis quelqu’un d’assez curieux, j’aime bien me faire ma propre idée, je vais donc tenter une autre approche, mais honnêtement, pourquoi se poser des questions si tout va bien ? Pourquoi aller chercher une info dont tu n’as même pas conscience qu’il existe une alternative ?

    1. Anonyme dit :

      Je n’ai pas de réponses précises à tes 2 dernières questions, ça doit une question de mentalité je présume : je me suis toujours ou presque intéressée a bcp de choses sans forcément en avoir besoin !

      Et te faire suivre par un gyneco ou un MT plutôt qu’une SF n’est pas un tort : c ta grossesse, ton corps, c a toi de choisir ce qui te convient le mieux !
      C le manque de recherche d’info que je qualifie comme un tort.

      1. chouke dit :

        Je trouve que tu fais preuve d’une grande tolérance….

      2. Anonyme dit :

        Je devrais m’excuser de pas supporter l’ignorance des gens ! Et qu’ils ne cherchent pas à les combler !?
        Bah non ! Je m’excuse pas ! L’ignorance est le pire facteur de risque dans la santé ; la médecine est essentielle pour chacun d’entre nous alors on devrait tous s’y intéresser un minimum, ne serait-ce que connaître les différents acteurs de soins et qd les cs.

      3. chouke dit :

        Visiblement tu dois être surdouée et tout connaître dans tous les domaines.J’en suis ravie pour toi. Nous ne sommes malheureusement pas tous et toutes comme toi, et je comprends que cela puisse t’énerver….
        J’ai cru comprendre que tu es infirmière….Comment réagis tu quand un patient ne comprend pas le pourquoi du comment d’un traitement??? Ou un patient qui n’a pas soif, justement, mais qui doit boire (je trouve ça très dur de boire sans soif personnellement.). Parce que c’est bien beau de lui expliquer qu’il soit s’hydrater, mais suis pas sûre que cela soit suffisant…Du coup, je me demande comment tu réagis quand tu tombes sur un patient franchement réticent.

  11. Lazuli66 dit :

    Les choses commencent quand-meme vaguement à bouger : hier, j’ai entendu à la radio la nouvelle campagne pour le dépistage du cancer du col de l’uterus, et il y était suggéré, si l’on n’avait pas fait de frottis depuis plus de 3 ans, d’en parler à son gynéco, son médecin généraliste OU UNE SAGE-FEMME ! Ca m’a frappée, car ils ont recyclé le meme message que celui des précédentes campagnes en rajoutant juste les sages-femmes à la fin.

  12. 10lunes dit :

    Merci à toutes et tous d’éviter la foire d’empoigne… Chacune a le droit de décider par qui et comment elle souhaite être suivie.
    Je milite pour que l’information soit donnée, pas pour imposer quoi ou qui que ce soit, ni exclure une catégorie professionnelle.
    Merci donc à tous ceux qui savent prendre position ici sans agressivité ni ostracisme. C’est comme ça que le débat avancera vraiment.
    😉

    1. Anonyme dit :

      J’imagine que c un commentaire pour moi, mais peu importe…

      Mais dis moi, tu as bien tout lu, car en relisant j’ai quand même vu « la sage femme elle est bien gentille mais ce n’est qu’une assistante »…!!! Y’a que moi que ça choque !? Parce que c quand même 5ans d’étude !… pour être « assistante » !!

      1. chouke dit :

        Je n’ai pas répondu car Anna avait parfaitement répondu pour moi. Je transcrivais simplement ce que beaucoup de gens croient.
        Je suis infirmière diplômée avec une formation de sage-femme.
        Maintenant, il n y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre….

    2. axyzt dit :

      J’ai tout de même l’impression que les syndicats de médecins ne sont pas très fair-play avec votre profession !

      Dans le monde de l’entreprise, les pétitions et propos que vous dénoncez s’appelleraient du dénigrement et de la concurrence déloyale, et vos syndicats seraient fondés à défendre votre business en justice.
      Évidemment, la santé n’étant pas un domaine commercial parce que le commerce, c’est mal (TM), ce dénigrement a lieu en toute impunité.

      Un garagiste « de marque » (Renault) qui affirmerait publiquement dans les média que les garagistes généralistes ne sont pas capables d’identifier une alimentation de moteur pathologique (l’analogie vaut ce qu’elle vaut) aurait des procès qu’il perdrait.
      Même chose s’il annonçait en privé à ses clients que les garagistes généralistes allaient détruire sa voiture et qu’il faudrait être inconscient pour aller les voir.

      Ce n’est qu’une expérience de pensée, mais je pense qu’elle peut être intéressante…

  13. Anonyme dit :

    @Anna (je peux pas répondre sous ton dernier com) : oui mais vous devez admettre (en général, pas personnellement) que peu de personnes font des efforts pour se renseigner !?

    Par exemple XxX se rend compte du rôle de la sage femme après 3grossesses, ça veut bien dire qu’avant ça, elle les a côtoyés en salle de naissance, mais après n’a pas chercher à en savoir plus ! (par pitié ne le prenez comme une attaque perso XxX car je suis persuadée que vous loin (très loin) d’être la seule !)

    Le fait que je sois dans le milieu m’aide évidement mais ce sont des notions qu’il me semble essentiel de connaître ! Je suis capable de vs renseigner sur un crédit immobilier alors que c pas ma branche…
    Et comme je l’ai déjà dit je connaissais déjà le métier et le rôle des sages femmes bien avant ça ! Simple question d’intérêt ! Et qu’on ne me redise pas que qd on sait pas on va pas chercher : 90% des petites filles récent d’être maman, alors elles ont le temps de se renseigner en grandissant, non !?

    1. Anna dit :

      Vous avez abondamment expliqué votre point de vue, il est désormais clair pour tout le monde, le répéter dix fois avec des points d’exclamation partout est contre-productif ; celle que vous n’avez pas convaincue la première fois ne va pas l’être la dixième. Puisqu’il est tout aussi clair que rien de ce qu’on vous dit ne peut vous faire bouger d’un pouce, on passe à autre chose ?

      1. Anonyme dit :

        Bien.
        Continuons l’assistanat, en bon français.
        N’évoluons pas, ne cherchons pas à comprendre, c plus facile.

      2. Anonyme dit :

        Bien, restez des bons français bien assistés, c pas à moi que ça nuira…

      3. chouke dit :

        Tu devrais entrer en politique, Anonyme,vu ta détermination tu arriverais peut-être à faire bouger les choses….

  14. marinette dit :

    Bonjour Anonyme et bonjour 10lunes,
    Comme certains l’ont précisé avant moi, la majorité des femmes ne vont pas chercher l’info parce qu’elles sont persuadées de l’avoir ! Par exemple, je ne vais pas chercher à chaque fois comment faire cuire des pâtes dans un livre de cuisine, puisque je pense savoir le faire (que je le fasse dans les règles de l’art ou pas d’ailleurs). De même que lorsque j’ai un rhume, je ne tape pas sur Google qui quand consulter rhume, je n’ai pas fait de recherche internet pour ma première grossesse estimant connaître l’info. J’avais bien lu sur les brochures de la sécu, que l’on pouvait consulter une sage-femme, mais je ne me suis pas penchée plus que ça sur la question, étant donné que l’on m’avait conseillé une gynéco par le bouche-à-oreille. Pourquoi aller chercher plus loin que ce que l’on a déjà et qui nous va bien ?
    Et puis, une fois rendue au 6e mois, que l’hôpital a pris la suite des consultations, je me suis rendu compte que je ne voyais que des sage-femme, et qu’elles étaient très compétentes. On m’a expliqué qu’il n’y aurait pas de médecin à mon accouchement sauf complication, ce sont des sage-femmes qui m’ont examinée lors de mon séjour en suites de couches… C’est là, et là seulement que j’ai réalisé l’étendue de leur champ d’action et que ce ne sont pas des sous-médecins. Et j’ai des amies qui ont fait venir une sage-femmes chez elles pour vérifier que le bébé allait bien et pour avoir des conseils sur l’allaitement (et pourquoi ma gynéco elle le fait pas, ça ?). Et puis je me suis dit que ça pourrait être pas mal de voir une seule et même personne pour le suivi de la grossesse (les 2 premiers trimestres, la préparation à l’accouchement et le rééducation). Du coup, je prends rdv chez une sf pour ma deuxième grossese, essaie de glaner quelques infos sur sa pratique, et tombe sur une blogosphère qui m’était jusqu’alors inconnue ! Je découvre avec surprise que l’on peut aller voir une sf hors grossesse, et qu’elle peut suivre également ma contraception.

    Et cela surprend plus d’une personne quand je dis que je me fais suivre par une sf, des personnes pourtant cultivées, mais ne connaissant pas pour autant le champ d’action des sf.
    Ce que je veux dire par là, c’est que même si l’on sait que l’on peut aller voir une sf, on a sans doute des réserves absolument inconscientes qu’il faut lever avec des campagnes d’infos sur LES CHAMPS DE COMPÉTENCES et L’AUTONOMIE des sf. Et ça, ça ne peut pas se faire en tapant qui quand consulter grossesse.

    1. chouke dit :

      Tout à fait exact, Marinette, c’est la plupart du temps l’experience (ou les coups de la vie) qui nous fait evoluer. En bien ou en mal d’ailleurs.La plupart des mamans qui decouvrent l’existence des sage-femmes et leur valeur ajoutée s’en rendent compte après un ou plusieurs accouchements. Les coups durs rendent en général les gens plus empathiques envers leurs semblables, mais pas toujours (pourquoi, je ne sais pas). Mais j’ai remarqué que les gens les moins empathiques et qui croient tout savoir étaient là plupart du temps ceux pour qui la vie a toujours été douce. Ou ceux qui ressentent un besoin de se venger sur les autres… Enfin bon, je deviens hors sujet là!

  15. Mlle Loutre dit :

    je n’étais pas passée depuis un moment et je suis assez atterrée de certains commentaires.

    Juste pour répondre à Anonyme (Quel joli pseudo, tu aurais pu trouvé mieux non ? histoire de faciliter la lecture de la discussion je pense). Tu te renseignes pour absolument tout ? aucun doamine où l’on puisse te prendre en faute ? En vrac : dans quel siège auto voyage tes enfants ? quel mode de portage ? tu as des animaux ? tu les nourris comment ? poisson rouge ? quel mode de cuisson pour ton alimentation ? tu fumes ? tu utilises quel chauffage ?

    y en a des dizaines comme ça. Je suis sûre que sur d’autres sujets que celui de la grossesse (et peut être même aussi sur celui là), tu te fies à ce que tu penses savoir alors que l’info est accessible sur le net, personne ne te jette la pierre, on ne peut pas toujours tout vérifier.

  16. Kia dit :

    Une de mes amies; bac +6, travaillant à l’hôpital, 2ème grossesse en cours, belle-soeur sage-femme, est tombée des nues lorsqu’elle a appris que les SF pouvaient suivre la grossesse… Et que je n’avais pas de TV tous les mois !

  17. Kia dit :

    Juste pour témoigner qu’une amie, bac + 6, travaillant à l’hôpital, belle-soeur sage-femme, est tombée des nues lorsque je lui ai dis que ma grossesse avait été suivie par une sage-femme et que je n’avais pas eu de toucher vaginal tous les mois…

  18. Kia dit :

    Juste pour témoigner qu’une amie, bac+6, travaillant à l’hopital, bac+6, belle-soeur sage-femme, est tombée des nues lorsqu’elle a appris que ma grossesse a été suivie par une sage-femme et que je n’avais pas de toucher vaginal tous les mois…

  19. magali dit :

    Un argument de plus : j’ai moi-même appris un peu par hasard qu’on pouvait se faire suivre par une sage-femme lors d’une grossesse et j’ai eu la chance d’en bénéficier « à temps » pour suivre mes deux grossesses et oui, cela fera plaisir à Anonyme, je suis de celles qui sont allées approfondir l’info glanée au hasard sur le net..

    Mais que dire lorsque je me suis trouvée face à l’incrédulité de mon médecin généraliste lorsque je lui ai fait part de mon projet de m’en remettre à une sage-femme pour me faire poser un DIU (stérilet) ?? Cela était impossible pour lui qu’elles aient les compétences pour le faire.
    De même, il m’a laissé sous entendre qu’il trouvait étrange que je n’aille pas au moins une fois consulter un gynéco pendant mon actuelle grossesse..
    Et je ne parle pas de mon entourage..

    Alors oui, à destination du grand public comme du milieu médical (eh oui..), une campagne d’information me semble légitime, nécessaire et indispensable.

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